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Inculpé de pédophilie dans le voisinage sur une fillette de 8 ans, en l’absence de preuves, les juges l’ont acquitté après 4 ans de détention

À la suite de l’ami criminel K. Diarra a été jugé. Il a recouvré la liberté après avoir passé quatre ans en détention préventive pour acte de pédophilie, commis en 2019 sur une fillette âgée de 8 ans. Au moment des faits, l’inculpé était le voisin immédiat de la famille de sa future victime dans un quartier de Kasséla.  

En octobre 2019, suite à la perte de son ardoise, Djénéba Samaké (8 ans) a été sévèrement bastonnée par sa mère. Prise de panique et fuyant la fureur de sa mère, elle quitte le domicile familial pour se réfugier sous la fenêtre de leur voisin qui n’était autre que K. Diarra, son futur bourreau.

Profitant ainsi de la naïveté de la fillette, celui-ci l’amadoua et l’amena nuitamment dans sa chambre avant d’abuser d’elle. Pendant toute la nuit durant, K. Diarra viola la  fillette et ne la libéra qu’au petit matin. Une fois rentrée vers 6 heures à domicile, la pauvre Djénéba expliqua à sa maman l’acte odieux qu’elle avait subi.

C’est ainsi que K. Diarra a été conduit devant le parquet du Tribunal de grande instance de la Commune VI du District de Bamako et une information fut ouverte contre lui. Le quinquagénaire a été inculpé avant de se retrouver entre les mains de la justice. Tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur, K. Diarra a nié de façon catégorique les faits qui lui sont reprochés.

Comme cela ressort dans son procès verbal d’interrogatoire, l’accusé explique être venu en aide à la fillette esseulée la nuit pour la mettre à l’abri des délinquants. C’est ainsi qu’il aurait eu la gentillesse de la ramener chez elle sans pour autant y entrer. L’accusé a soutenu que c’est un complot de la fillette et de ses parents.

Ces déclarations sont contraires à celles de la victime elle-même. « K. Diarra l’a ramenée à l’intérieur de sa chambre sous une menace, puis l’a déshabillée pour commettre un acte de sodomie sur elle », peut on lire dans un passage de l’arrêt de renvoi. L’ « aveu est la reine des preuves », dit-on.

La partie civile représentée par la mère et sa fillette venue en retard n’a pas pu témoigner pour confronter l’accusé.  Qu’à cela ne tienne, dans l’assistance, elle a soutenu que l’accusé avait bien abusé de sa môme avant d’ajouter que cette dernière avait même du mal à s’asseoir sur ses fesses. Puis, elle enfonce le clou détaillant que c’est elle même qui a insisté pour que sa fille raconte ce qu’elle a subi de la part du voisin.

Ces déclarations auraient pu faire foi si elles étaient passées à la barre et si le certificat médical et l’acte de naissance avaient été versés dans le dossier. En l’absence de ces documents, preuves tangibles dans le parquet a soutenu qu’il ne pourrait pas incriminer l’inculpé. 

Ainsi la Cour a reconnu l’inculpé non coupable des faits et l’a tout simplement acquitté.

Tamba CAMARA

Source: L’Essor