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Mme Dao Rokiatou Coulibaly, magistrat

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Mme Dao Rokiatou Coulibaly, magistrat
Magistrat de profession, Mme Dao Rokiatou Coulibaly est née le 3 juin 1950 à Bamako.

C’est au Sénégal qu’elle entame ses études primaires à l’école Sainte Anne de Thiès en 1957. Elle revient au Mali pour y passer son baccalauréat en série philo-langues au lycée de Jeunes filles de Bamako en 1972. Un diplôme qui a ouvert à Mme Dao Rokiatou Coulibaly les portes de l’École nationale d’administration où elle obtient en 1976 une maîtrise en Sciences juridiques (option magistrature).

Six ans plus tard (1982), elle décroche un Master en criminologie appliquée à l’Université d’Ottawa (Canada).
Mme Dao Rokiatou Coulibaly entame sa vie professionnelle en 1976 en qualité de magistrat stagiaire. Elle assure alors diverses fonctions : substitut du procureur de la République du tribunal de Première instance de Bamako, juge d’instruction, chef de cabinet du ministre de la Justice.

Avant sa nomination à la Cour constitutionnelle, elle était chargée de mission à la Présidence de la République. Un poste qu’elle occupait depuis 1993. Chevalier de l’ordre national, Mme Dao Rokiatou Coulibaly a notamment publié « Amnistie et grâce amnistiante« , « Promotion et protection des droits de l’Homme en République du Mali« .
Mariée et mère de trois enfants, la magistrate parle français, anglais, espagnol, bamanan, ouolof. Elle aime la lecture, la musique, la cuisine, le jardinage et la marche.

Boubacar Tawaty, administrateur civil

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Boubacar Tawaty n’est pas un inconnu à la Cour constitutionnelle où il occupait le poste de secrétaire général depuis 1997. Cet administrateur de classe exceptionnelle est né à San en 1955. C’est dans sa ville natale qu’il obtient son DEF en 1970.

Après avoir passé un baccalauréat philo-lettres en 1973, il s’inscrit à l’École nationale d’administration pour en sortir en 1977 avec une maîtrise en administration publique. La même année il intègre la fonction publique pour être nommé directeur adjoint à la direction régionale de la CMDT de Sikasso.

Boubacar Tawaty est successivement commandant de cercle de Diré (1988-1989), chef de cabinet du ministre secrétaire général de la Présidence de la République (1990-1991), chef de la Division administration à la direction nationale de l’administration territoriale (1992-1997). Il a publié « Plan d’organisation de la politique de crédit agricole en zone CMDT » (thème de mémoire) et « Le processus électoral du Mali : Aperçu sur les consultations référendaire, municipales, législatives et présidentielle de 1992« .

Boubacar Tawaty est chevalier de l’ordre national du Mali et citoyen d’honneur de la ville de Dallas aux États-Unis. Il est marié et père de six enfants.

Amadi Tamba Camara, magistrat

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Né en 1947 à Baala, Amadi Tamba Camara est un magistrat de grade exceptionnel. Après ses études et des stages dans les cours et tribunaux, il est le premier juge de paix à compétence étendue de Menaka (1974-1978) puis de Douentza (1978-1981).

Il exerce par la suite nombre de fonctions : conseiller technique à la Présidence de la République (1991-1994), chef de cabinet au ministère des Finances (1997-2000), directeur national de l’administration de la Justice (2002-2004), chef de cabinet au ministère de la Justice (2004-2007).

Avant sa nomination à la Cour constitutionnelle, Amadi Tamba Camara occupait le poste d’inspecteur en chef adjoint à l’inspection des services judiciaires. Il est chevalier et officier de l’Ordre national, ambassadeur de paix de la Fédération internationale pour la paix. Il parle bamanan, français et passablement anglais et espagnol.
Marié et père de huit enfants, Amadi Tamba Camara consacre son temps libre au sport, à la lecture et à la musique.

Makan Kérémakan Dembélé, juriste

Le doyen des nouveaux membres de la Cour constitutionnelle est né vers 1940. Après des études primaires à l’école makan1.jpgrégionale de Foré (commune rurale de Koundian) entre 1946 et 1954 et un baccalauréat passé au lycée Terrasson des Fougères (1962), il part pour des études supérieures en France.

Il passe un diplôme d’études supérieures de droit public (option droit international public) à la faculté de droit et sciences économiques de Reims et dépose en 1976 son sujet de thèse du doctorat d’état en droit public à la faculté de droit et sciences économiques de l’Université de Paris I (Sorbonne).

C’est en France que Makan Kérémakan Dembélé entame sa vie professionnelle. Il est professeur de droit et des sciences économiques au lycée technique d’État de Châlons-sur-Marne (1968-1970), chargé de TD de droit constitutionnel à la faculté de droit et sciences économiques de Reims.

Au Mali, il a été juge à la Cour suprême (1991), secrétaire général à la Cour constitutionnelle (1994), député à l’Assemblée nationale (1997-2002). Il a été professeur de droit à l’ENA et à l’ECICA (1975-1980), professeur de l’EHEP (actuel IUG) entre 1977 et 1980.
Marié, Makan Kérémakan Dembélé était conseiller des Affaires étrangères jusqu’à sa nomination à la Cour constitutionnelle.

Mohamed Sidda Dicko, magistrat

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Ce natif de Gabero (1957) a obtenu son DEF à l’école fondamentale de Gao en 1974 et a été alors orienté au Lycée de Badalabougou. Il y passe son bac en 1977 et poursuit ses études à l’ENA (sciences juridiques) entre 1980 et 1984,puis à l’Institut national de formation judiciaire du Mali (option magistrature 1984-1986). Il s’inscrit à l’École nationale de la magistrature de Paris (section internationale) entre 1989 et 1990, puis en Master of business administration (MBA) à Jackson State University, dans le Mississippi aux États-Unis de 1993 à 1995.

Mohamed Sidda Dicko était contrôleur des services publics au Contrôle général des services publics de 2002 à sa nomination à la Cour constitutionnelle. Auparavant il avait notamment été substitut du procureur près le Tribunal de 1ère instance de Bamako (1988-1991), conseiller technique au ministère de la Justice chargé de la coopération et de l’intégration africaine (1997-1998), conseiller à la section des comptes de la Cour suprême (2001 à 2002).
Marié, Mohamed Sidda Dicko parle songaï, français et anglais. Il aime la lecture et la belote.

Mme Manassa Danioko, magistrat

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Magistrat de classe exceptionnelle et doyen de corps, Mme Manassa Danioko est née le 19 janvier 1945 à Kadiolo. Après des études primaires dans sa ville natale (1952-1958), elle est orientée au lycée Terrasson des Fougères où elle passe son bac en 1966.

Elle s’inscrit alors à l’École nationale d’administration (1966-1970) pour en sortir avec une maîtrise en droit. Après ses études, Mme Manassa Danioko effectue plusieurs stages dans des cours et tribunaux en France comme la Cour d’appel, le Tribunal de grande instance et le Tribunal des enfants de Paris.

Mme Manassa Danioko a 25 ans de carrière dans la magistrature à divers postes : juge d’instruction du tribunal de 1ère instance de Ségou (1970-1971), substitut du procureur de la République près le tribunal de 1ère instance de Ségou, Kayes et Sikasso entre 1972 et 1978, avocat général près la Cour d’appel de Bamako (1979-1981). Mme Manassa Danioko devient conseiller à la Cour spéciale de sûreté de l’État (1983-1988), président du tribunal de 1ère instance de Bamako (1985-1988). Elle a été suspendue, puis radiée du corps suite à une ordonnance de référé en 1988.

Trois ans plus tard, elle reprend fonction à la DNAJ suite à un arrêt de la Cour suprême annulant le décret de radiation. De 1991 à 1995, Mme Manassa Danioko a été procureur général près la Cour d’appel de Bamako mais le public retiendra certainement qu’elle fut procureur général au procès des anciens dignitaires, le retentissant procès dit des crimes de sang.

Procureur général près la Cour suprême du Mali en 1995, elle a effectué deux mandats au Conseil supérieur de la magistrature (1979-1988). Elle est l’auteur de la note technique sur le statut de la magistrature à la demande du président de la République, président du conseil supérieur de la magistrature.

Mme Manassa Danioko était de 1995 et 2002 ambassadeur du Mali auprès des pays suivants avec résidence à Ottawa (Canada) : Canada, Cuba, Mexique, Nicaragua et Venezuela. Elle est initiatrice du programme décennal de développement de la justice et fondatrice du cercle d’Affaires Canada-Mali.
Mme Manassa Danioko est chevalier de l’Ordre national du Mali.

Malet Diakité, magistrat

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Malet Diakité est un magistrat de classe exceptionnelle connu et respecté de la famille judiciaire. Il est né en 1948 à Kiban (cercle de Banamba) et y effectue ses études primaires. Le lycée Prosper Kamara de Bamako l’accueille pour des études secondaires sanctionnées par le bac (1968).

Orienté à l’École nationale d’administration, il sort major de sa promotion en 1972. L’année suivante il effectue un stage de formation au Tribunal de grande instance de Saint Gaudens (en Haute Garonne en France).

De retour au pays, Malet Diakité occupe successivement les fonction de juge d’instruction et président du tribunal du travail au tribunal de 1ère instance de Gao (1973-1975), juge de paix à compétence étendue de Diré (1975-1978), président du tribunal de 1ère instance de Bamako (1985).

Il est l’avocat général à la Cour spéciale de sûreté de l’État (1986 à 1988), conseiller du ministre de la Justice (1988), président de la Section judiciaire de la Cour suprême (1991-1998). A ce titre, il a jugé les contentieux référendaire, présidentiel et législatifs de 1992.

Il a assumé cette fonction cumulativement avec celle d’avocat général à la Cour de justice de l’UEMOA à Ouagadougou de 1995 à 1998. A ce poste, il a effectué des stages de formation au droit communautaire européen à la Cour de justice des communautés européennes au Luxembourg.
Le grand public a, lui, pu apprécier la fermeté et la maîtrise des débats de Malet Diakité, lors du procès des crimes de sang de 1992. Le magistrat s’était alors vu confier la lourde charge de présider la cour pour un procès inédit.

Ce magistrat chevronné est chevalier et officier de l’Ordre national du Mali. Marié et père de plusieurs enfants, il aime la musique folklorique, plus particulièrement le n’goni de feu Djéli Baba Sissoko.

Ousmane Traoré, magistrat

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Ousmane Traoré est un excellent connaisseur des rouages de l’administration malienne pour avoir été ministre puis secrétaire général d’un ministère. Il est né à Ouana dans le cercle de Macina le 5 novembre 1950. Après un bac philo-langues, il boucle son cursus à l’École normale d’administration (1974) avec une maîtrise en droit privé. Il poursuit ses études à Paris et en revient en 1976 diplômé de l’École nationale de la magistrature (section étrangère).

Ousmane Traoré entame alors sa carrière comme juge de paix à compétence étendue de Bankass (1976). Il est ensuite président du tribunal de 1ère instance de Sikasso (1983), membre de la chambre de jugement de la Cour spéciale de sûreté de l’État, cumulativement aux fonctions de conseiller à la Cour d’appel et de président du tribunal de 1ère instance de Bamako (1989 à 1991).

Après avoir été ministre de la Communication et de la Culture, porte-parole du gouvernement, au début de la Transition de 1991, il est nommé secrétaire général du gouvernement, premier président de la Cour d’appel de Bamako (1993-1998), conseiller à la Cour suprême (1998).

De juillet 2004 à sa nomination à la Cour constitutionnelle, il occupait le poste de secrétaire général du ministère de la Justice. Élu trois fois membre du Conseil supérieur de la magistrature, cet homme d’expérience est chevalier de l’Ordre national du Mali. Marié et père de huit enfants, il parle français, bamanan, peul et passablement anglais et allemand. Il aime le football et la lecture.

Mme Fatoumata Diall, magistrat

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Mme Fatoumata Diall, magistrat Née le 24 février 1946, Mme Fatoumata Diall a réussi à son baccalauréat philo-langues au lycée de Jeunes filles de Bamako en 1965. Elle s’inscrit d’abord à l’ENA (section sciences juridiques) entre 1965 et 1968, puis à l’École nationale de la Magistrature de Paris
(section internationale) de 1970 à 1972.

Mme Fatoumata Diall enchaîne sur des formations et stages de 1972 à 1982 à l’Institut des hautes études internationales (Université de Paris II), à l’Académie de droit international, La Haye (Pays-Bas), à l’Actim Paris et Bruxelles (droits de l’homme en milieu carcéral).

Ce magistrat de grade exceptionnel a exercé de multiples fonctions : juge au Tribunal de 1ère instance de Bamako (1968-1970), secrétaire général de la Cour suprême (1990-1991), conseiller technique au ministère de la Justice (1992-1993). Mme Fatoumata Diall est nommée ambassadeur du Mali auprès du Sénégal, de la Gambie et du Cap-Vert (1999-2002), puis ambassadeur auprès du Japon, de l’Australie, de la Nouvelle Zélande, de la République de Corée, de la République d’Indonésie, de Malaisie, de Brunei Darussalam, du royaume de Thaïlande, des Philippines et de la République de Singapour (juin 2002).

Mme Diall a été aussi vice-présidente de la commission chargée de finaliser le projet de loi portant code des personnes et de la famille, envoyée spéciale du président de la République chargée des questions relatives aux droits de l’homme avec l’Union africaine et l’ONU. Elle est aussi membre de plusieurs associations, notamment l’association des juristes maliennes.

Mme Fatoumata Diall parle bamanan, sonraï, français et anglais.

M. KEITA – L’Essor

11 Mars 2008.