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Le district de Bamako particulièrement la CIV est confronté depuis un certain temps, à des coupures répétées d’électricité paralysant ainsi le travail dans beaucoup de structures.

Depuis le dimanche dernier, les quartiers de la CIV font l’objet de coupures intempestives du courant. Ces habitants passent la presque totalité de la journée sans électricité. Depuis 9 heures du matin, le courant leur fausse compagnie et ne revient qu’à 18 heures passées.

Le travail qui se faisait dans la journée, est remis au soir obligeant ainsi les gens à travailler très tardivement.

Sans électricité, presque plus rien n’est faisable. Tout demeure conditionné au courant. Que ce soit dans les cybers, dans les banques, les imprimeries en passant par les journaux, tout est conditionné à l’électricité. Outre ces structures, les coupures intempestives ont considérablement affectés le chiffre d’affaires de beaucoup d’entreprises notamment les PME. Dont les travailleurs passent toute la journée, assis, attendant avec impatience la venue de l’électricité sans quoi le travail est impossible.

Pour pouvoir se racheter, compenser les pertes de la journée, beaucoup se rabattent sur la nuit. Ils restent travailler très tard afin de pouvoir gagner de quoi nourrir leur famille. C’est le cas de Boubacar Camara alias Bill, tailleur à Hamdallaye. « Avec cette coupure, on ne peut coudre que des modèles simples uniquement. Quant aux broderies, elles sont faites la nuit parce que le courant ne vient qu’à 18heures passées.

Les coupures intempestives du courant a vraiment fait baisser considérablement mon chiffre d’affaire. Par exemple, avant si je pouvais avoir 500 FCFA dans la journée, maintenant je n’obtient que 50 FCFA. Elles me causent beaucoup de désagréments. Présentement, j’ai tout le temps des problèmes avec les clientes. Elles me font des histoires, parce que leurs habits ne sont pas finis à temps. On ne peut pas finir de tout coudre, uniquement la nuit » a-t-il déploré.

Avec le développement de la science et l’essor de la technologie, tout est conditionné maintenant à l’électricité. Ces coupures intempestives à en croire certaines sources, sont dues à la baisse du niveau d’eau dans les cours d’eau. La plupart des travailleurs sont de conditions défavorisées. Ils vivent du jour au jour. Ce sont les recettes réalisées aujourd’hui qui entrent dans la préparation de la nourriture de demain. Qu’adviendra t-il de ceux-ci, si cette situation perdure ?

R.S.Kéita

13 Avril 2012