Partager

Leaders invaincus du Groupe B, les Djolibistes ont validé leur ticket pour le dernier carré en allant s’imposer 2-1 au stade Mohamed V de Casablanca, samedi face au Wydad. Les deux buts du team de Hérémakono ont été marqués par Alou Bagayoko et Boubacar Bangoura

Les Rouges sont donc en demi-finale. Samedi, le capitaine Guimbala Tounkara et ses coéquipiers ont validé leur ticket pour le dernier carré de la coupe de la Confédération en allant s’imposer 2-1 à Casablanca face au Wydad. Dès la 13è minute de jeu, Alou Bagayoko a mis les siens dans la bonne direction de marche en reprenant victorieusement un centre d’Idrissa Naman Laïco Traoré. Les pensionnaires de Hérémakono ne pouvaient espérer meilleure entame de match pour cette deuxième manche mais peu avant la mi-temps les Wydadis profitent d’un cafouillage dans la surface pour faire la jonction.

Au match aller disputé il y a deux semaines au stade Modibo Keïta, ce sont les Rouges qui avaient été menés au tableau d’affichage par cette même équipe du Wydad Casablanca. Les joueurs du technicien Alou Badra Diallo dit Conti avaient égalisé par Janvier Abouta à l’entame du dernier quart d’heure (75è min) avant de marquer le but de la victoire dans les arrêts de jeu par le même joueur (90è min+2).

Le même scénario s’est reproduit samedi pour les Marocains qui, après avoir obtenu l’égalisation, seront poignardés dans le dos par Boubacar Bangoura alors que les deux équipes jouaient déjà deux minutes dans le temps additionnel (90è min+2).

Ce but de l’attaquant djolibiste provoquera un silence de mort au stade Mohamed V de Casablanca, mais ce n’était que justice pour le Djoliba qui a dominé la rencontre de la tête aux épaules et qui aurait pu s’imposer par un score plus large avec un peu de concentration devant les buts adverses. Mais qu’importe, l’essentiel pour les joueurs de Hérémakono était la victoire synonyme de qualification en demi-finale et le capitaine Guimbala Tounkara et ses coéquipiers ont fait le boulot en s’imposant 2-1 à l’extérieur.

Avec 10 points au compteur, le Djoliba est désormais assuré de terminer à l’une des deux premières places du groupe et ce, quel que soit le résultat des deux dernières journées de cette phase de poules. C’est dire que l’enjeu des deux journées restantes sera la première place du groupe qu’il faudra négocier pour éviter d’affronter le premier de l’autre poule d’une part et d’autre part, jouer la demi-finale retour à domicile.

Pour les Wydadis en revanche, les carottes sont presque cuites et il faudra désormais un miracle pour que les finalistes de la dernière édition de la Ligue des champions d’Afrique se retrouvent dans le dernier carré. Lors de la prochaine journée (5è) le leader invaincu du groupe B (3 victoires et 1 nul en quatre journées de débats) affrontera le Stade malien qu’il avait battu 2-0 en ouverture de la compétition.

Si les pensionnaires de Hérémakono, rééditent cette performance de la manche aller, ils seront assurés de terminer à la première place de la poule. Mais en attendant l’acte II du face à face entre les nouveaux champions du Mali et les vainqueurs de l’édition 2009 de la compétition, il convient de rappeler que c’est la première fois que le Djoliba atteint une demi-finale de la coupe de la Confédération.

En 2010, les Rouges avaient participé à la phase de poules, mais l’aventure fut de courte durée pour Yahaya Coulibaly et ses coéquipiers qui ont été éliminés dès le tour initial (3 défaites, 2 victoires et 1 nul). Question : cette année sera-t-elle la bonne pour la bande des Salif Coulibaly, Alou Bagayoko, Idrissa N. L. Traoré, Boubacar Bangoura et le vieux briscard Janvier Abouta ? S’il est prématuré de répondre à cette question, force est d’admettre qu’il existe aujourd’hui des signes qui autorisent quelques espoirs.

Primo, les Rouges n’ont concédé aucune défaite depuis le début de la compétition alors qu’ils avaient chuté en 2010 dès la 2è journée à domicile face aux Libyens d’Al-Ittihad. Secondo, l’équipe a réalisé un parcours sans faute en championnat cette année (30 matches sans défaite) et tertio, le potentiel technique de l’effectif de Conti est nettement supérieur à celui du duo Bréhimablen Traoré-Arouna Macalou.

Autre détail important, en 2010, le Djoliba avait été très affecté par la crise interne qui a secoué l’équipe pendant de longs mois et qui a failli couter son fauteuil au président Karounga Keïta. Mais cette année, le groupe de Conti peut compter sur un soutien sans faille des supporters et des dirigeants du club plus que jamais mobilisés derrière le capitaine Issa Traoré et ses coéquipiers.

lundi 17 septembre 2012, par Souleymane Bobo Tounkara

Essor