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Le Djoliba, victorieux (3-1) le 27 avril dernier à l’aller, s’est imposé (2-1) samedi contre le Manga Sport du Gabon sur ses propres installations et se qualifie pour le prochain tour de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf).

Le Djoliba dans une nouvelle disposition, selon le choix de l’entraîneur Alou Badra Diallo « Conti » depuis la demie heure de jeu suite à l’expulsion de son milieu de terrain Guimballa Oulé Tounkara, a tenu la dragée haute au Manga Sport jusqu’aux ultimes minutes du match, moment au cours duquel les poulains de Médard, entraîneur congolais de l’équipe gabonaise se sont employés pour inscrire leur unique but.

Auparavant les Rouges, grâce aux réalisations de l’inusable Bréhima Traoré et de Lassana Fané avaient déjà composté leur ticket pour le tour prochain. Il est important de souligner que la bande à Cheick Oumar Bathily, auteur d’une bonne prestation et surtout d’un penalty arrêté, a excellé dans tous les compartiments de jeu.

La qualification acquise en terre gabonaise a été saluée à sa juste valeur par le président Karounga Kéita au micro de RFI. « Je suis heureux d’autant plus que le club est à la recherche de son lustre d’antan.

Le Djoliba a gagné grâce à sa solidité défensive et au moral de ses joueurs », s’est-il félicité. Il reste aux Rouges à franchir le prochain tour pour atteindre la phase de poule. Des oppositions qui mettront aux prises les qualifiés de la Coupe Caf et les recalés de la Ligue africaine des champions.


Boubacar Diakité Sarr

HAMANE NIANG, MJS


Moraliser les recettes des matches

« J’ai un projet d’appel à proposition que je suis en train de mijoter dans ma tête pour augmenter la part de l’Etat dans les recettes des grandes rencontres de football.

Même sur le plan national lors des derby Stade-Djoliba ou toutes autres rencontres comme ce fut le cas du match de la Coupe Caf Djoliba-Manga Sport, je veux confier cette tâche à une agence ou toute autre structure morale ou personne physique capable de tenir le pari », telle est l’idée que développe le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang, qui a fait une confidence dans ce sens au cours de sa tournée en 5e région.

Le ministre n’arrive pas surtout à comprendre le grand déséquilibre qui existe entre les recettes et les dépenses des matches. L’Etat reste toujours le grand perdant même quand les stades affichent le plein.

Une bonne initiative certes, mais qui ne manquera pas d’être confrontée aux mauvaises habitudes. La même politique avait été expérimentée dans le temps, mais elle n’a pas produit les effets escomptés.

Des sangsues chargées de veiller sur la moralité des recettes des compétitions sportives et qui se faisaient plein les poches ont mis les pieds et les mains pour saboter l’initiative. La belle initiative avait finalement tourné court. Pourvu que le ministre Niang use de fermeté et de détermination. Car, comme le dit l’adage « quand on veut on peut ».


B. D. S.

12 Mai 2008