Partager

Depuis quelques jours, des informations vraisemblables circulent à Bamako sur les circonstances du coup d’Etat du 22 mars ayant mis un terme à 20 ans d’alternance démocratique au Mali. Les auteurs de ces allégations vont jusqu’à citer l’ancien président Amadou Toumani Touré comme étant la source de ces informations. Et que ce dernier, depuis son exil forcé de Dakar, aurait soutenu à des proches avoir été trahi par le commandant du 33ème régiment des commandos parachutistes, le colonel-major Abdine Guindo.

Faux et archi faux, rétorque un haut cadre de l’armée malienne, non moins fin connaisseur du palais de Koulouba et du couple présidentiel.

Le démenti de ce haut cadre de l’armée malienne se trouve corroborer par beaucoup d’observateurs de la scène politique malienne et des diplomates étrangers en poste à Bamako. Ils sont tous unanimes pour reconnaitre que le commandant Abdine Guindo a été un fidèle parmi les fidèles du président déchu. Une loyauté qui s’est raffermie le mardi 22 mars quand il a bravé les tirs nourris des mutins pour porter secours au couple présidentiel.

L’autre fait et pas des moindres pour couper court à ces allégations est lié au fait que, depuis son départ du Mali, ATT n’a jamais accusé quelqu’un de l’avoir trahi. On nous informe même qu’en dépit de l’insistance de certains proches qui veulent en savoir plus, il n’a pas daigné communiquer sur le sujet. Selon l’ancien président, sa préoccupation, c’est le Mali. Il s’est dit soucieux de la crise institutionnelle qui secoue le pays, avec les nombreuses fractures sociales que celle-ci a propulsées au devant de la scène. Il s’est dit également préoccupé par la crise au nord du Mali.

Alou B HAIDARA

L’Indépendant du 03 Août 2012