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djenne4-2.jpgLundi, la cérémonie d’ouverture de la Semaine nationale du patrimoine culturel avec comme thème : « Habiter au Mali, enjeux et perspectives de l’architecture de terre« , conçue et réalisée avec le Musée national, a eu lieu au Palais de la culture Amadou Hampaté Ba, sous la présidence du tout nouveau ministre de la Culture, Mohamed El Moctar.

Selon J. P. Boutinet dans son ouvrage « Du projet« , publié en 1996 », « la fonction essentielle de l’architecture est de penser l’espace afin de l’aménager, de le plier à une utilisation projetée au préalable qui concrétise une certaine façon d’habiter, l’organisation de l’espace se veut en même temps une forme de rencontre avec le monde naturel apte à générer l’acte d’exister« .

C’est ainsi que pour les organisateurs de la Semaine nationale du patrimoine culturel, l’architecture malienne, traditionnelle et/ou moderne, n’échappe pas à cette règle. Car, elle répond non seulement au besoin d’habiter, mais aussi à un besoin culturel : fonctionnalité, esthétique, domaine spirituel et religieux, liens sociaux, valeurs éthiques et morales.

C’est dans le but de sensibiliser les citadins aussi bien que les ruraux sur les avantages de l’architecture de terre que cette semaine a été organisée.

Le ministre Mohamed El Moctar a estimé que les thèmes choisis sont d’actualité.

En effet, du 1er au 5 février 2008, le Mali va accueillir « Terra 2008« , la 10è conférence internationale sur l’étude et la conservation du patrimoine bâti en terre. Y participeront plus de 300 spécialistes internationaux dans les domaines de la conservation, l’anthropologie, l’archéologie, l’architecture, la recherche scientifique, la gestion des sites et le développement durable du patrimoine bâti en terre.

Tradition vieille de déjà trois décennies, la Semaine nationale du patrimoine culturel traduit le profond attachement de tous les gouvernements qui se sont succédés de 1976 à nos jours, à l’héritage culturel de notre pays, a souligné le ministre de la Culture.

Constat a été fait par le ministre El Moctar, que le patrimoine culturel s’affirmait de plus en plus comme l’une des dimensions essentielles du développement et devait faire l’objet d’une réflexion continue sur les politiques de sa conservation et de sa promotion.

La terre, pour Mohamed El Moctar, est, un matériau esthétique, fiable et peu onéreux parce que disponible partout.

Aussi, appel a été lancé par le ministre de la culture à l’endroit des spécialistes à élucider tous les avantages liés au patrimoine bâti en terre, et de façon plus générale, à l’architecture de terre, sans occulter les dangers qui planent sur sa survie.

Au programme de cette semaine : une exposition de photographies d’ouvrages en terre illustrera, entre autres problématiques, le devenir du patrimoine architectural en terre du Mali, les enjeux socioculturels et économiques de l’architecture de terre et les perspectives de sa conservation et de son amélioration pour faire face aux exigences de confort, de fonctionnalité et de modernité.

La semaine prendra fin le 25 octobre prochain.

23 octobre 2007.