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A la veille de la rentrée scolaire 2007-08, les nouvelles écoles privées poussent comme des champignons, mais les constats faits sur elles sont amers. En effet, certaines d’entre elles n’ont même pas de cour où les élèves peuvent se recréer et les salles de classes sont moins aérées. A qui la faute ?

Avec l’avènement de la démocratie, le Mali a opté pour le libéralisme économique. C’est ainsi que l’on investit beaucoup dans les écoles privées ces dernières années. En effet, la plupart des écoles privées fondamentales et secondaires ne répondent pas aux normes requises. Elles sont loin de concurrencer les écoles publiques qui, résistent.

Certains promoteurs d’écoles privées logent leurs écoles dans des bâtiments inachevés, dans des magasins, voire sous des hangars clôturés dans le District de Bamako. Les conditions requises ne sont pas remplies.

Ces écoles, on les rencontre à Magnambougou, Faladiè, Niamakoro, Djélibougou, Banconi entre autres et certains promoteurs ne disposent même pas d’autorisation. Ils recrutent des enseignants pêle-mêle et certains n’ont pas le niveau nécessaire pour dispenser les cours.

Quelle formation vont-ils donner aux élèves? Qui en sont responsables ? Les parents ? Les académies ou les promoteurs ?

Mamadi TOUNKARA

17 septembre 2007.