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Le pouvoir légitime aujourd’hui à Bamako, c’est bien celui du Président IBK. Et pour le vice président du MNLA, Mohamed Djéri Maïga, sans la Cédéao, il n’y aurait pas de pouvoir légitime aujourd’hui à Bamako. Raison pour laquelle pour lui, le siège de la négociation doit être celui de la CEDEAO. « Il ne faut pas se détourner du Burkina Faso qui reste le médiateur de la Cédéao et que sans cette Cédéao, il n’y aurait pas de pouvoir légitime aujourd’hui à Bamako », selon le rebelle malien dans un entretien publié le 4 février par Malijet.com (lire l’article en p. 4)

… Entre Alger et Ouagadougou : le choix de Mohamed Djéri Maïga

Selon le vice président du MNLA, le Burkina s’est impliqué dans la résolution de cette crise au moment où personne ne voulait s’y mêler. « Même l’Algérie qui veut revenir dans la médiation aujourd’hui ne voulait pas se mêler en son temps. Il ne faut pas être ingrat envers le Burkina Faso. Pour nous, le rôle de l’Algérie doit être d’appuyer le processus, de montrer les faiblesses des accords passés pour que la médiation sache à quoi s’en tenir. Il faut dire grand merci à Blaise Compaoré grâce à qui il y a eu l’accord de Ouagadougou et c’est cet accord qui a permis la tenue de la présidentielle pour que IBK devienne président de la République, commente-t-il.

Lutte anti-mines au Mali : 512 villages vérifiés et 310 010 mètres carrés marqués « zones dangereuses à Gao

Les activités de lutte anti-mines au Mali permettent aux citoyens de vivre sans avoir peur qu’un seul faux pas ne leur coûte la vie, aux Casques bleus de la MINUSMA de mener à bien leurs patrouilles, et aux organismes humanitaires de remplir leur mission. À la demande du Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU (DOMP), le service de l’action anti-mines (UNMAS) s’est déployé au Mali en Janvier 2013 au lendemain de la crise. Aujourd’hui mandaté par la résolution 2100, UNMAS a entre autres pour rôle de protéger les civils contre les dangers liés aux mines et autres munitions abandonnées, ainsi que de réduire les menaces pour le personnel des Nations Unies déployé dans le pays. C’est dans ce cadre que la MINUSMA, au travers de UNMAS et la section du génie militaire du contingent chinois de la Mission, a lancé une vaste opération de déminage dans la périphérie Nord- Est de la ville de Gao. L’opération concerne des sites précédemment occupés par les djihadistes, et bombardés par l’aviation française pendant l’offensive de la force Serval. L’opération a consisté à identifier, extraire et détruire engins et restes d’explosifs toujours présents sur ces sites. Cette action vient s’ajouter à plusieurs autres que UNMAS a mené depuis qu’elle est déployée au Mali. A ce jour, 512 villages ont été vérifiés et 310 010 mètres carrés identifiés -et marqués- « zones dangereuses ». A la suite de ces opérations, 495 engins non explosés et 87 autres appareils à dynamite ont été neutralisés, de même que 8690 munitions ont été détruites.

1 884 éléments des Forces de défense et de sécurité du Mali formés à la sensibilisation aux explosifs

La MINUSMA a fourni le soutien du service anti-mines aux Forces de défense et de sécurité du Mali au travers de la formation de 1 884 personnels à la sensibilisation aux explosifs. De plus, UNMAS a procédé à l’évaluation des cinq dépôts de munition de Kati, Ségou, Sévaré, Gao et Tombouctou, ce qui a permis d’identifier immédiatement les besoins de sécurisation de stockage et de remise en état des dépôts. UNMAS a également formé le personnel du Ministère de la défense du Mali à la gestion des munitions. Les récents conflits armés au Mali ont eu pour conséquence la contamination d’une vaste importante partie du Nord du pays par des mines et autres explosifs. Cette menace pèse sur la sécurité, les activités agricoles et économiques, mais aussi sur le déplacement des populations civiles. Elle empêcherait le retour de plus de 168 000 réfugiés et 420 000 déplacés internes. Parallèlement à ces actions opérationnelles au travers de UNMAS, la MINUSMA fournit également un appui technique et financier à la commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères (CNLCPAL –MALI) pour la mise en œuvre complète de ses activités de bases, conformément à l’article 24 de la convention de la CEDEAO sur les armes légères, leurs munitions, et leurs matériels connexes.

Syndical de l’Assemblée nationale : un juriste désormais aux commandes

La salle Mahamane Alassane Haidara de l’Assemblée Nationale a servi de cadre le lundi 3 février dernier à la tenue de l’Assemblée générale du bureau du comité syndical. Au cours de cette assemblée, il y a eu le renouvèlement du bureau syndical. C’est désormais Ibrahim M Touré qui occupe le poste de secrétaire général pour un mandat de cinq ans. Il remplace à ce poste le comptable Souleymane Doumbia. Ce nouveau bureau de 25 membres entend défendre les intérêts de tous les travailleurs de l’institution sans exclusion aucune. Après avoir remercié le secrétaire général du bureau du comité syndical sortant Ibrahim M Touré a rappelé que le nouveau bureau du comité syndical de l’Assemblée Nationale représente toutes les catégories de personnel en son sein. « Nous vous rassurons de notre engagement à relever les défis qui sont d’entrée de jeux : la défense des intérêts moraux et matériels de l’ensemble des travailleurs de l’institution, l’amélioration des conditions de travail dans un cadre juridique approprié et le suivi des revendications auprès des autorités politiques et administratives », a dit le secrétaire général Ibrahim M Touré. A noter que le nouveau secrétaire général est titulaire d’une maîtrise en droit et depuis le 09 décembre 2013, il est le chef de Bureau au Bureau de l’Accueil, de l’Orientation et du Courrier de l’Assemblée Nationale du Mali.

Oumar Tatam Ly en Europe : faire le point avec les donateurs pour le Mali

Lundi dernier le Premier Ministre Oumar Tatam Ly s’est rendu à Bruxelles. Ce sera l’occasion pour lui de participer à la conférence des donateurs pour le Mali qui avaient promis le 15 mai 2013 une somme de 1902 milliards de FCFA pour la relance du développement malien. Le chef du gouvernement profitera de l’occasion pour diriger la deuxième réunion ministérielle sur le Sahel. Les différents participants saisiront cette opportunité pour faire le point de l’état de l’insécurité dans le Sahel. Des rencontres avec des personnalités européennes sont prévues. Ainsi la Britannique Catherine Ashton, le chef de la diplomatie européenne et le Portugais José Manuel Barroso rencontreront le Premier Ministre Ly. Une étape française est prévue au cours du voyage. Le Premier ministre français et les chefs de la diplomatie française s’entretiendront avec Oumar Tatam Ly avant de retourner samedi 8 février.

Le Républicain du 5 Février 2014