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Le nom de Ely Dicko figure dans pratiquement tous les Commissariats de police et brigades de gendarmerie du pays. Et pour cause, cet homme dont personne ne connait ni l’âge ni la provenance, encore moins le logement, est un criminel de grosse facture n’hésitant pas à ouvrir le feu sur quiconque tenterait de se mettre en travers de son chemin. L’an passé, lors d’un braquage, Ely Dicko a ouvert le feu sur le sergent-chef de police Boubacar Camara qui a succombé à ses blessures. Hier à l’aube, il est tombé face à des éléments de la Brigade de recherches (BR) du 13ème Arrondissement, plus déterminés et plus tenaces que lui.

L’arrestation du criminel Ely Dicko était une question d’honneur pour toutes les forces de sécurité en général et la police en particulier. En effet, Ely s’est attiré les foudres de tous les porteurs d’uniforme quand il a froidement abattu le sergent-chef de police Boubacar Camara le 7 Août 2012 lors d’un braquage.

Depuis, comme hanté par Satan, il narguait les policiers et réussissait à déjouer toutes les tentatives d’arrestation de ces derniers. C’est ainsi que le Commissaire divisionnaire Ntogou Niaré, en charge du 13ème arrondissement, a instruit à l’Inspecteur principal Seydou Sanogo dit Paparé et ses limiers de mettre le grappin sur le criminel. Malgré leur puissant réseau d’informateurs, ils sont restés sans nouvelle de Ely Dicko jusqu’à la nuit de dimanche à lundi à l’aube lorsque ce dernier et sa bande (six éléments) dont il est le chef s’apprêtaient à cambrioler un dépôt de boisson à Banankabougou.

A la vue du pik-up de la police, ses complices ont pris la fuite tandis que Ely ouvrait frontalement le feu sur le véhicule de patrouille de la police qui était appuyée par la Brigade spéciale d’intervention (BSI) et la Brigade anti criminalité (BAC). Il était armé de deux pistolets : une Beretta (le même pistolet utilisé par les policiers) et un pistolet automatique de calibre 7.65 de fabrication tchèque avec 20 balles. Dans sa fuite, il a dégainé cinq fois contre les policiers qui le pourchassaient avec détermination, en escaladant les murs après lui.

Coincé de toutes parts et blessé lors des échanges de tirs, Ely Dicko tenta lâchement de se cacher sous une voiture garée dans une concession. Il fut interpellé et conduit à l’Hôpital du Mali vers 4H du matin. Au bout d’une heure, celui qui était devenu le bourreau de toute la police malienne succomba à ses blessures. Son corps a été déposé à la morgue de l’Hôpital du Mali en attendant que ses parents, s’ils en ont le courage, viennent le récupérer. Avec la neutralisation de Ely Dicko, l’un des plus grands criminels de la pègre bamakoise, c’est toute la hiérarchie policière qui est fière des éléments du Commissaire divisionnaire Ntogou Niaré.

Il s’agit de l’inspecteur principal et chef BR Seydou Sanogo dit Paparé, des inspecteurs Moïse Baya et Boubacar Sissoko, de l’adjudant-chef Modibo Traoré, du sergent-chef Sékou Coulibaly et du sergent Saoudatou Dembélé.

Pour rappel, le 7 Août 2012, Ely Dicko tuait froidement le sergent-chef de police Boubacar Camara, élément de la Compagnie de la circulation routière alors que ce dernier tentait de secourir un boutiquier qui se faisait braquer à Quinzambougou.

Cléophas TYENOU

23 Juillet 2013