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Malgré les propositions, remarques et suggestions faites à la commission d’organisation, rien n’y a fait. En effet, les policiers recrutés au Stade se sont avérés ignorants ou très zélés, surtout les jeunes policiers.

Ces hommes en tenue ne parvenaient pas à lire les cartes d’accès. D’autres sont même allés jusqu’à interdire les journalistes… d’entrer avec leurs matériels de travail (dictaphones, appareils photo, radios).

Que dire des stadiers qui se prenaient comme des policiers, tout en sachant pourtant faire la différence entre cartes AJSM et billets d’entrée ou cartes d’honneur? Selon nos sources, certains stadiers ont été uniquement recrutés à la faveur d’un certain favoritisme. Ainsi, on y trouve des parents, frères et cousins de certains responsables sportifs. Et on y a noté la présence massive d’analphabètes.

Les raisons d’une faible affluence

En fait, la faible affluence du public au Stade du 26 Mars s’expliquerait par le fait que les billets n’ont pas été vendus aux lieux indiqués. Du coup, beaucoup de billets ont été été acheminés vers le marché noir. Ce qui fera grimper les prix.

Ainsi, au lieu de 1000 FCFA, des billets ont été vendus à 1250 FCFA et 2000 FCFA, …devant le stade même. Découragés, la plupart de ces supporters ont préféré rebrousser chemin et aller suivre le match à la télé. D’autres (la minorité) avaient tout simplement eu peur d’un retour de spectre, vu les images du match aller qui a vu le Soudan “bouffer ” complètement les Aigles (3-2).
Le public félicité par les Aigles

Tous les joueurs maliens ont tenu à rendre hommage au public présent au Stade du 26 Mars, pour leur soutien total avant et pendant le match. “C’est ça que nous demandons au public. On a senti que les supporters sont là dans les moments de flottement. Ça veut dire que la mentalité du public malien commence à changer. Ce qui augure des lendemains meilleurs ”, a déclaré le capitaine des Aigles, Djila Diarra.

Le pari réussi de Stephen Keshi

Il y a belle lurette que le public sportif n’a pas goûtée à autant de satisfaction et de joie. Surtout qu’en phase éliminatoire de la CAN et du Mondial, il est très rare de voir les Aigles gagner trois matches à Bamako. Mais c’est chose faite, avec ces éliminatoires de 2010.

Pourtant, la nomination de Keshi avait suscité polémiques et doutes sur sa capacité à diriger les Aigles. Aujourd’hui, son arrivée a permis de découvrir une nouvelle mentalité des joueurs, tant sur le plan du jeu que sur les rapports entre lui, les joueurs, la presse et le public.

Cela n’est pas une surprise, quand on sait que Keshi fut un grand joueur et a fait ses preuves comme entraîneur, en qualifiant le Togo à la CAN et au Mondial 2006. Les résultats des Aigles sont surtout dus à la nouvelle philosophie de jeu instaurée par Keshi et Madou Coulou.

Huit joueurs ont essuyé des blessures

Depuis le début des éliminatoires CAN et Mondial, le 1er Juin 2008, sur les 30 joueurs convoqués par Keshi, 8 ont connu des blessures différentes. Deux ont subi des blessures un peu graves nécessitant des repos de trois semaines au moins.

Il s’agit de Momo Sissko et de Soumaïla Coulibaly qui sont tous rentrés dans leurs clubs. Quant aux autres, ils ont pu être récupérés. Il s’agit de Seydou Keïta, Frédéric Kanouté, Mamadou Diallo, El Hadj Mahamane, Mahamadou Sidibé “Maha” et d’Adama Coulibaly “Police ”. Aussi, l’espoir est que d’ici Septembre, tous ces joueurs seront véritablement rétablis.


Dix-sept joueurs utilisés pour les quatre matches disputés

Des quatre matches livrés par les Aigles, sur les 30 joueurs convoqués, 17 joueurs ont été utilisés. Aussi Keshi dira qu’il faut nécessairement des matches amicaux pour pouvoir tester certains joueurs susceptibles de renforcer le noyau déjà existant.

C’est donc aux autorités sportives de s’atteler pour que le coach puisse travailler dans les meilleurs conditions possibles.

Sadou BOCOUM

24 Juin 2008