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Les chefs d’état-major des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont tenu ce mardi 18 janvier 2011 à Bamako, Mali, une réunion essentiellement consacrée à la Côte d’Ivoire.

« Nos préparations sont très bien avancées et nous sommes prêts à passer à l’action si nécessaire et il faut que cela soit clair », a indiqué Olusegun Petinrin, un officier nigérian. La rencontre de Bamako devrait permettre aux chefs d’état-major des armées de l’Afrique de l’ouest de plancher sur la stratégie militaire à exécuter, au cas où la CEDEAO voudra mettre en œuvre son option de déloger Laurent Gbagbo du palais présidentiel par la force.

Pour ce faire, ils ont travailler sur le rapport final de leur rencontre des 28 et 29 décembre 2010. Dans ce rapport, il est question d’« écarter Laurent Gbagbo du pouvoir le plus rapidement possible pour que le gouvernement légitime puisse être mis en place et commencer ses activités. »

Selon les planificateurs de cette intervention militaire, il est également prévu une évacuation des étrangers avant l’opération. « Il faut prévoir l’éventualité d’attaques contre les nationaux et contributeurs de troupes par les forces ivoiriennes et par conséquent une évacuation doit précéder toute action par la force d’intervention », mentionne le rapport.

La réunion des chefs d’état-major des armées se tient au même moment où une tentative diplomatique pour obtenir le départ pacifique de Laurent Gbagbo, est menée par Raïla Odinga, émissaire de l’Union africaine. Après une rencontre le lundi 17 janvier avec Laurent Gbagbo, M. Odinga s’est également entretenu avec Alassane Dramane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale. Rien n’a réellement filtré des entrevues mais cette énième tentative diplomatique, sauf miracle, est probablement vouée à l’échec, vu que les deux présidents de la Côte d’Ivoire campent sur leurs positions respectives.

En rappel, la CEDEAO menace de recourir à la « force légitime » pour déloger Laurent Gbagbo du palais présidentiel au cas où la diplomatie échouerait. Du côté de Paris, on prône toujours la diplomatie pour sortir de cette impasse. « L’usage de la force en Côte d`Ivoire ne doit être envisagé qu’en tout dernier recours », a réaffirmé, le ministre français des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie devant l’Assemblée nationale. Sur le terrain, la situation reste tendue à Abidjan.

Juste avant l’arrivée de l’émissaire de l’Union africaine, des troupes de l’Onuci, prises à partie par des foules pro-Gbagbo, ont dû tirer en l’air pour les disperser, rapportait ce lundi un porte-parole de cette structure. Pendant ce temps, l’ONU doit voter, ce mardi à Washington, un renfort de 2000 hommes pour l’Onuci. Il faut noter également que la journée « pays mort » décrétée par les pro-Ouattara a été diversement suivie ce mardi 18 janvier.

Jacques Théodore Balima

Fasozine

19 Janvier 2011.

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Réunion des Cema de la Cedeao à Bamako : Le Nigeria à la tête de l`Ecomog

Les chefs d`état-major de la Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest sont, depuis, hier, en conclave à Bamako. Le Nigeria devrait être à la tête de l`Ecomog en cas d`intervention militaire.

jpg_militaire.jpgSans surprise, le Nigeria dont le président assure la présidence de la Cedeao devrait être à la tête des forces de l`Ecomog en cas d`intervention militaire en Côte d`Ivoire. De sources militaires citant le rapport de la rencontre d`Abuja, si elle est mise en place, la force d`intervention sera dirigée par le Nigeria qui en sera le plus gros contributeur avec « un bataillon, un escadron de combat, un escadron d`hélicoptères d`attaque M135, une compagnie de communication et un état-major de bataillon ». Le Burkina Faso, le Sénégal, le Liberia, la Sierra Leone, le Mali, le Togo, le Bénin et le Niger, sous « réserve de confirmation » pour ce dernier pays, devraient également participer à des degrés divers à cette force, selon le texte.

Cette source militaire s`exprimait à Bamako où se tient, depuis hier matin, la 28ème session ordinaire du Comité des chefs d`état-major (CCEM) de la Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest (Cedeao). La rencontre qui se tient à l`Hôtel Salam de Bamako suit celle tenue à Cotonou en avril 2010 et surtout la réunion extraordinaire du CCEM les 28 et 29 décembre derniers à Abuja (Nigeria). Nul doute que le menu principal de cette rencontre sera l`analyse des possibilités de mise en œuvre de l`option militaire pour résoudre la crise ivoirienne.

Les responsables militaires plancheront durant 2 jours sur le rapport final de la réunion extraordinaire du CCEM les 28 et 29 décembre derniers à Abuja (Nigeria). Il s`agit, selon le rapport de cette rencontre, d` « écarter Laurent Gbagbo du pouvoir le plus rapidement possible pour que le gouvernement légitime puisse être mis en place et commencer ses activités ». En tenant en compte « l`éventualité d`attaques contre les nationaux des pays contributeurs de troupes par les forces ivoiriennes ».

Présents à la cérémonie d`ouverture de cette importante rencontre, les patrons des états-majors de tous les pays-membres de la Cedeao, sauf la Guinée Bissau de Malam Bacaï Sanha, la Côte d`Ivoire suspendue par la communauté internationale, et le Sénégal dont le représentant était en route pour arriver à Bamako, selon des sources proches de l`organisation. Aucune explication n`a été donnée sur l`absence de la Guinée Bissau à la rencontre des chefs d`état-major à Bamako.

Ousmane Diallo

(Info I. Boukary à Bamako)

Nord-Sud

19 Janvier 2011.

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Réunion à Bamako des chefs d’état-major ouest-africains sur la Côte d’Ivoire

Les chefs détat-major des pays de la Communauté des Etats d’Afrique de louest (Cédéao), ont entamé mardi à Bamako une réunion essentiellement consacrée à une éventuelle action militaire en Côte d’Ivoire pour chasser Laurent Gbagbo du pouvoir.

jpg_uemoa-ado.jpgAu cours de cette rencontre, 28ème session ordinaire du Comité des chefs d’état-major de la Cédéao (CCEM), les responsables militaires ouest-africains feront jusqu’à jeudi un tour d’horizon de la situation régionale avec un volet entièrement consacré à la Côte d’Ivoire.

« Nos préparations sont très bien avancées et nous sommes prêts à passer à l’action si nécessaire et il faut que cela soit clair », a déclaré à l’AFP un officier supérieur nigérian, Olusegun Petinrin.

La Cédéao, qui a suspendu ce pays début décembre, a menacé le président sortant Laurent Gbagbo d’une intervention militaire s’il ne cédait pas de lui-même le pouvoir à son rival Alassane Ouattara.

Ce dernier a été reconnu vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par la Commission électorale ivoirienne et la communauté internationale, mais M. Gbagbo, proclamé élu par le Conseil constitutionnel de son pays a gardé la présidence.

Un officier participant à la rencontre avait précisé lundi que les responsables militaires allaient travailler à partir du rapport final d’une réunion extraordinaire du CCEM de la Cédéao les 28 et 29 décembre à Abuja.

Selon ce rapport dont lAFP a obtenu une copie, il faut « écarter Laurent Gbagbo du pouvoir le plus rapidement possible pour que le gouvernement légitime puisse être mis en place et commencer ses activités ».

Le texte souligne également la nécessité de « prévoir léventualité dattaques contre les nationaux et contributeurs de troupes par les forces ivoiriennes et par conséquent une évacuation doit précéder toute action par la force dintervention ».

Plusieurs millions de ressortissants des pays de la Cédéao vivent en Côte d’Ivoire, restée une puissance économique régionale en dépit d’une décennie de crises et de violences politiques.

Si elle est mise en place, la force d’intervention sera dirigée par le Nigeria qui en sera le plus gros contributeur avec « un bataillon, un escadron de combat, un escadron dhélicoptères dattaque M135, une compagnie de communication et un état-major de bataillon », selon le rapport.

Le Burkina Faso, le Sénégal, le Liberia, la Sierra Leone, le Mali, le Togo, le Bénin et le Niger – sous « réserve de confirmation » pour ce dernier pays – devraient également participer à des degrés divers à cette force, selon le texte.

Il évoque également « loption des forces spéciales » et d’un « blocus naval » de la Côte d’Ivoire avec « l’appui » de « partenaires » internationaux.

Pour mener une opération avec toutes les chances de réussite, la Cédéao devrait aligner quelque 20.000 soldats alors qu’elle ne pourrait en disposer que de 3.500 environ, a récemment souligné un diplomate en poste à l’ONU à New York.

La réunion de Bamako a lieu alors que le Premier ministre kenyan Raila Odinga, émissaire de l’Union Africaine (UA), se trouve depuis lundi à Abidjan pour tenter de convaincre Laurent Gbagbo de partir pacifiquement.

« Le Premier ministre kenyan est actuellement en Côte d’Ivoire pour dire à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir », a affirmé à Bamako une source militaire malienne proche du CCEM.

BAMAKO (AFP) – mardi 18 janvier 2011 – 12h09