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Un audit du Contrôleur général du gouvernement ougandais a révélé en octobre que 10 millions d’euros d’aide internationale avaient indûment atterri sur les comptes de fonctionnaires du cabinet du Premier ministre Amama Mbabazi. Après ces révélations, les pays scandinaves, l’Irlande et la Grande-Bretagne avaient décidé de geler leur aide à l’Ouganda. La Norvège, la Suède et le Danemark exigent maintenant un remboursement des sommes versées. En novembre, l’Irlande avait déjà annoncé que l’Ouganda s’était engagé à lui rembourser 4 millions d’euros. En Suède, une porte-parole de l’Agence d’aide au développement international (Sida) a indiqué que des négociations étaient en cours pour le remboursement de 45 millions de couronnes suédoises (5,2 millions d’euros). Contrairement aux autres donateurs qui exigent la restitution de toutes les sommes versées, la Norvège ne demande que le remboursement des montants détournés. L’aide était initialement destinée aux régions ravagées par 20 ans de guerre contre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), sanglante rébellion tristement célèbre pour ses enlèvements d’enfants et qui a sévi jusqu’en 2006, avant d’être chassée. Assurant ne pas avoir été au courant des malversations, M. Mbabazi a rejeté les appels à la démission. L’Ouganda figure parmi les 40 Etats perçus comme les moins vertueux du monde et comme le plus corrompu d’Afrique de l’Est, selon Transparency international. AFP