Partager

Depuis l’avènement de la démocratie en 1991 au Mali, notre pays n’a jamais été à l’abri de la corruption politique et la fraude électorale. Ce phénomène a fortement eu un impact négatif sur le système de gouvernance. Il existe dans les formations politiques et très souvent l’Etat à une lourde part de responsabilité.

Ces deux phénomènes sont très fréquent surtout à la veille des élections communales.

C’est fort de constat que le Réseau de communication Kayira, dans le cadre de son combat pour l’instauration d’une démocratie participative et pour la bonne gouvernance, a organisé une conférence débat à « l’Espace de débats démocratiques » de ladite radio le samedi dernier.

Etaient présents à la conférence, les représentants de plusieurs formations politiques et les fidèles auditeurs de la radio. es principaux conférenciers étaient M. Mamadou Konaté dit Menimba, secrétaire permanent du parti SADI et M Kaba Diarra du RPM.

Dans son discours, le coordinateur du Réseau Kayira, M Madou Diarra dira que son Réseau en collaboration avec la Fondation Rosa Luxemburg a organisé une série de conférences et de formations pour mieux éclairer les Maliennes et Maliens sur plusieurs thèmes dont la démocratie, la bonne gouvernance, la justice, les élections et tant d’autres. « Je me réjouis de la poursuite et de la confiance de notre partenaire. Le thème de ce matin a une importance capitale à cause des élections communales qui auront lieu dans quelques jours », a- t- il déclaré.

Prenant la parole, le conférencier a expliqué la problématique et les enjeux de la démocratie au Mali. Il a ensuite expliqué le mécanisme qui favorise les deux phénomènes. La fraude électorale et la corruption politique sont organisées depuis l’inscription et la révision des listes électorales, l’établissement du fichier électoral, la confection des cartes électorales, la distribution des cartes, l’ouverture de la campagne , l’organisation du vote et la centralisation des voix.

M. Konaté, a ajouté qu’autant les partis politiques ont une part de responsabilité autant l’Etat à une lourde part de responsabilité. Nous constatons que l’administration malienne qui doit être neutre dans l’organisation est très souvent partisane dans certains cas », a déploré M. Konaté. « Le fichier électoral malien n’est pas fiable et toutes les élections sont mal organisées« , regrette le premier conférencier.

Le second conférencier, M. Kaba Diarra, a affirmé que : « le seul problème que connaissent les partis politiques demeure la mauvaise organisation des élections. »

« L’Etat est le premier responsable de ce phénomène qui constitue un handicap pour le processus électoral au Mali, a-t-il évoqué. » Il a invité le peuple malien à s’organiser pour bannir la corruption politique et la fraude électorale dans notre pays.

M. Diarra a expliqué que la corruption politique et la fraude électorale ont des conséquences politiques, économiques et sociales dans le pays. Ainsi, il a développé les conséquences qui peuvent en découler de ces deux formes de fraudes.

Pour lui, la conséquence politique ternit l’image des partis politique et donne une autre vision aux partis politiques, la conséquence économique contribue à l’achat des consciences et favorise la délinquance financière, conséquence sociales parce qu’elle peut être source de conflits entre les citoyens.

Les participants ont posé plusieurs questions relatives à la corruption politique et à la fraude électorale et les stratégies pour barrer la route aux fossoyeurs de la démocratie.

Des contributions importantes ont été évoquées. Toutes les questions ont été clairement expliquées par les conférenciers.


Moustapha GUITTEYE

20 Avril 2009