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«Mention Très honorable avec félicitations du jury». C’est l’appréciation faite, à l’unanimité des membres du jury, de la thèse de Mme M’Na Traoré qui portait sur le thème «Contribution à l’étude de la valorisation de quelques huiles essentielles d’eucalyptus implantées au Mali».
Mme M’na Traoré, professeur à la Faculté des sciences et techniques, pour la quête du précieux sésame de docteur en Chimie organique, avait choisi comme thème de thèse «Contribution à l’étude de la valorisation de quelques huiles essentielles d’eucalyptus implantées au Mali».

Après quatre ans de recherches de terrain, dans les fins fonds du Mali, ainsi que dans une grande université française, elle a soutenu sa thèse, le mardi 6 février dernier dans l’amphithéâtre 1 de la FAST.

Pendant près de deux heures d’horloge, elle a épluché, avec aisance et qualité, tous ce que l’eucalyptus a comme huiles essentielles sur la vingtaine d’espèces de cet arbre qu’elle a étudiées sur 14 sites.

Dans son brillant exposé, elle a révélé qu’il y a plusieurs sortes d’eucalyptus. Et les huiles essentielles de ces arbres varient selon leur nature. Elle a ensuite souligné que les huiles essentielles d’eucalyptus peuvent être utilisées dans bien de domaines dont la conservation des céréales, les produits cosmétiques, les insecticides, la menthe. Toutes choses qui dénotent que l’eucalyptus ne sert pas seulement à ralentir la désertification.

Il sied alors de souligner que si nos autorités s’intéressent davantage à l’exploitation et à l’industrialisation de cette espèce, cela pourra avoir une incidence sur l’emploi des jeunes qui devient aujourd’hui un véritable casse-tête.

Les membres du jury, constitué de maîtres de conférences et professeurs français et maliens dont Jean Claude-Chachat, Pierre Chalard, Lassine Sidibé, Drissa Diallo, Hamidou Doucouré, ont, à l’unanimité, apprécié cette thèse avec mention « Très honorable avec félicitations du jury». Faisant, du coup, de M’Na Traoré la 3e femme docteur en Chimie organique sur une centaine de professeurs que comptent la FAST.

Le doyen de cette Faculté, Salikou Sanogo, au nom de tout le corps professoral, lui a rendu un vibrant hommage pour la qualité de l’exposé: «Avec ce grade, elle renforcera, sans nul doute, la qualité de l’enseignement supérieur malien».

Kassoum THERA

08 février 2007.