Partager

La cérémonie de signature a eu lieu dans la salle de conférence du conseil national du patronat du Mali le 16 mars 2005 en présence du président de cette structure Moussa Balla Coulibaly (parrain), du président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, Jeamille Bittar et de l’Ambassadeur du Nigeria au Mali, souleymane Zubairu (observateur).

Le parrain et les deux observateurs en leur qualité de témoins ont apposé leur signature aux côtés de celles des deux parties à savoir l’Union nationale des opérateurs miniers du Mali (UNOMIN) et la section de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Mines, de l’Agriculture et du Tourisme du Nigeria au Mali.

Les présidents des deux parties concernées, respectivement Chiaka Diarrassouba de l’UNOMIN et Chief Michael Awunor ont signé le document.

Selon l’article 1 du protocole d’accord, «l’Union nationale des opérateurs miniers du Mali d’une part, la chambre de commerce, d’industrie des mines de l’agriculture et du tourisme Nigeria-Mali d’autre part, conviennent de mettre en commun leurs efforts dans la recherche et l’exploitation des ressources minérales au Mali, particulièrement le phosphate pour les intrants agricoles ; le calcaire et le gypse pour les cimenteries ; l’or, les pierres précieuses et semi-précieuses pour les bijoutiers».

Le Nigeria est un grand Etat disposant d’importants moyens financiers et humains d’une part, et l’exploitation minière est une activité importante pour le Mali d’autre part, a souligné le président du Conseil national du patronat du Mali Moussa Balla Coulibaly. Le Mali est 3e producteur d’or et bientôt 2e en Afrique, mais notre pays dépend de sociétés étrangères d’exploitation minière.

Les sociétés sont les bienvenues mais seulement le jour où les Maliens l’exploiteront, cet or restera dans notre pays, a noté Moussa Balla Coulibaly. C’est à travers de telle coopération que les privés maliens arriveront à une industrie minière nationale, a indiqué Chiaka Diarrassouba, président de UNOMIN.

Et ce serait grâce à la coopération sud-sud entre opérateurs privés du Mali et du Nigeria. Le moment est opportun pour un tel exploit «car le Nigeria est en train de se tourner vers ses ressources minérales lourdes ; alors place à l’action, note Chief Michael Awunor, président de la Chambre de Commerce d’Industrie, des Mines, de l’Agriculture et du Tourisme du Nigeria au Mali.

Il a noté la disponibilité déjà, d’un bus climatisé équipé (avec téléviseur) sur l’axe Bamako-Nigeria. La chambre qu’il préside se bat également pour instituer un vol direct entre le Nigeria et le Mali.

Selon l’Ambassadeur Souleymane Zubairu, ce protocole n’est pas une fin en soi mais il doit être appliqué et doté d’un dispositif de suivi. Il y a deux semaines, une forte délégation de commerçants nigérians étaient au Mali pour le renforcement des relations entre les deux pays, a-t-il noté.

«Il faut des actes pour la concrétisation de ces volontés» a déclaré Souleymane Zubairu. Selon ses propos, une cimenterie pourrait bientôt voir le jour au Mali, grâce à l’engagement des hautes autorités des deux pays et à la disponibilité des opérateurs miniers. En tous cas le protocole qui vient d’être signé offre un cadre de partenariat idoine pour la réalisation de tel projet dans l’intérêt de nos populations.

Boukary Daou

21 Mars 2005