Partager

jpg_3131_2.jpg
Plus de 32, 6 milliards F CFA. C’est le montant du deuxième programme indicatif de coopération Mali-Luxembourg (PIC II) qui a été lancé hier par le Premier ministre Modibo Sidibé à Ségou. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Agriculture, Tiémoko Sangaré, de celui de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Ibrahima N’Diaye, du chargé d’affaires de l’ambassade du Grand-duché de Luxembourg au Mali, Jacques Files et des autorités administratives et politiques de la région.

C’est en janvier 2007 que le Mali et le Grand-duché de Luxembourg ont signé à Yorosso le deuxième programme indicatif de coopération lors d’une visite du président de la République Amadou Toumani Touré dans cette localité. Cette signature est intervenue après l’achèvement, à la satisfaction des deux parties, du premier PIC qui a été exécuté durant la période 2003-2006 et dont le montant était estimé à plus de 12,7 milliards de FCFA.

Le PIC II s’étendra sur la période 2007 2011 et couvrira la région de Kidal, celle de Ségou, le cercle de Yorossso et le district de Bamako. Il bénéficiera à quatre secteurs prioritaires : la santé, l’eau et l’assainissement, la sécurité alimentaire, la formation et l’insertion professionnelles. La mise en œuvre de ses interventions est assurée par une composante d’accompagnement qui intervient également en appui aux acteurs de la décentralisation et de la déconcentration.

Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre a salué les résultats du PIC I dans les domaines de l’éducation, de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, de la sécurité alimentaire, de la formation et l’intégration professionnelles. Modibo Sidibé a, par ailleurs, apprécié la qualité de dialogue politique qui prévaut entre le Mali et le Luxembourg. C’est ce dialogue de qualité, juge-t-il, qui explique la pertinence du PIC II dans ses objectifs et le choix de ses secteurs de concentration.

Le Premier ministre a rappelé la visite du chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré, au Luxembourg en novembre 2005, une visite qui a permis de densifier et développer la jeune coopération entre les deux pays dans le cadre d’une relation de confiance, d’amitié et de respect mutuel.

«Le PIC II est le fruit à la fois de ce dialogue politique entretenu au plus haut niveau entre nos deux Etats et des enseignements du PIC I dont les résultats sont suffisamment connus», a-t-il expliqué. Le chef du gouvernement a salué le Luxembourg pour la qualité de son appui au développement du Mali et appelé tous les acteurs à se mettre à la tâche pour que les projets exécutés dans le cadre du PIC II répondent aux attentes des populations.

Le chargé d’affaires de l’ambassade du Luxembourg au Mali a salué le démarrage des activités du PIC II. Jacques Files a confirmé, à cette occasion, la disponibilité de son pays à accompagner le Mali dans son combat pour le développement et la réduction de la pauvreté. La mise en œuvre du PIC II, relèvera-t-il, est en parfaite cohérence avec les politiques de développement initiées par les pouvoirs publics maliens et s’attellera à atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) dans les localités concernées.

«La mise en œuvre de ce programme impliquera tous les acteurs du développement local», a-t-il assuré. Jacques Files a, lui aussi, salué le partenariat dynamique que son pays entretient avec le Mali tant au niveau bilatéral que multilatéral. Il a souhaité le renforcement de cette coopération fructueuse afin de relever d’autres défis de développement à la base.

Le gouverneur de Ségou avait, pour sa part, constaté que les réalisations du PIC I dans sa région répondaient parfaitement aux besoins des populations. Les projets, a-t-il rappelé, ont concerné l’aménagement des terres de la plaine de San, la réalisation d’infrastructures sanitaires et éducatives, le développement de services de déconcentration et de micro-finance dans les cercles de Tominian et Bla.

Le Premier ministre avait justement visité dimanche la plaine rizicole de San. Modibo Sidibé avait ainsi pu constater que les objectifs de l’Initiative riz ont été atteints voire dépassés dans cette zone malgré les difficultés rencontrées par les producteurs au cours de cette campagne (lire l’Essor du 27 novembre 2008). Nous reviendrons sur cette étape dans notre prochaine parution.


Envoyés spéciaux

M. KEITA

O. DIOP

16 Décembre 2008