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Le 11 Janvier 2009, la salle de conférence du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale (MAECI) a servi de cadre à la validation des projets du Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP) créé par le ministère français des Affaires Etrangères et Européennes à l’intention des pays africains.

Ainsi s’est passée la siganture de deux conventions de financement entre le Mali et la France, à travers le ministre malien des Affaires Etrangères, M. Moctar Ouane, et l’Ambassadeur de la France au Mali, M. Michel Reveyrand De Menthon.

A cette importante cérémonie de signature ont assisté le ministre des Enseignements Supérieur, Secondaire et de la Recherche Scientifique, le Pr Amadou Touré, et le Directeur du Commissariat au Développement Institutionnel (CDI), M. Ousmane Oumarou Sidibé.

Je me réjouis très sincèrement de la signature de ces deux conventions qui sont toutes d’une importance capitale, tant les domaines concernés représentent des préoccupations majeures du gouvernement. Et cette validation des projets FSP dénote que la France porte une attention particulière à la situation socio-économique et politique du Mali“, a indiqué M. Moctar Ouane.

Notons que ces deux conventions, qui portent, d’une part, sur “le renforcement de la gouvernance démocratique au Mali”, et d’autre part, sur “le soutien aux recherches en sciences sociales et humaines sur le Mali contemporain“, sont évaluées à environ 2 millions d’euros, soit 1 312 914 000 FCFA.


Première convention

La première convention portant sur “le renforcement de la gouvernance démocratique au Mali ” est d’un montant de 1 400 000 euros, soit l’équivalent de 918 339 800 FCFA. Ce projet vise à renforcer la gouvernance démocratique au Mali dans le cadre d’un processus participatif, en appui au processus de reforme de l’Etat.

Il s‘agit de favoriser l’interaction entre l’ensemble des acteurs de la gouvernance au Mali (à savoir, le gouvernement et les autorités locales déconcentrées du pays : Assemblée nationale, et élus locaux ; représentants des usagers des services publics, de la société civile et du secteur privé ; partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux) dans le but de contribuer ensemble à l’amélioration de la qualité des politiques publiques.

Ce projet sera mis en œuvre autour de deux axes prioritaires : le premier cherchant à établir une démarche participative conduisant à des diagnostics, et le second s’appuyant sur ces diagnostics pour mieux définir les formations à entreprendre à l’intention des fonctionnaires et agents territoriaux.

Le projet s’articule autour de deux composantes qui visent à faciliter la création d’un espace public de dialogue, d’observation, d’échange et d’expérience sur les questions de gouvernance démocratique au Mali, et à renforcer les capacités des acteurs institutionnels de la gouvernance, notamment l’appui à la mise en place de deux nouveaux organismes prévus au PDI et à l’ENA, le CFCT et surtout, la mise en place d’un portail Internet de démarches administratives et d’un appui au Médiateur de la République.

Deuxième convention

Quant à la deuxième convention qui porte sur “le soutien aux recherches en sciences sociales et humaines sur le Mali contemporain“, il s’étend sur trois ans et est évalué à 600 000 euros, soit 393 574 200 FCFA. Ce projet s’articule autour de trois composantes essentielles et est destiné, d’une part, à rehausser le niveau d’une institution locale de recherche, et d’autre part, à œuvrer en faveur du renouveau des recherches sur le Mali contemporain.

Son objectif est le renforcement des capacités administratives et techniques de l’Institut des Sciences Humaines de Bamako, la promotion des capacités scientifiques des chercheurs et le renouvellement des thèmes de recherche sur le Mali contemporain, et enfin, la restitution, la communication et la diffusion des résultats obtenus.

Toutes les deux parties (malienne et française) ont exprimé leur souhait de voir aboutir ces deux projets. A travers ces deux composantes de financement signé, la France vient de prouver que le volume de l’aide annuelle est le premier partenaire bilatéral du Mali.

Par des gestes de solidarité qui viennent s’ajouter à tant d’autres, le peuple et le gouvernement français démontrent une fois de plus leur totale disponibilité et détermination, d’une part, à contribuer au développement socio-économique du Mali, et d’autre part, à l’assister dans ses efforts d’ancrage démocratique“, a conclu M. Moctar Ouane.


Sadou BOCOUM

14 Janvier 2009