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La 8e session de la commission mixte s’est tenue au 10 au 12 juillet


Le Centre International de conférences de Bamako (CICB) a abrité, du jeudi 10 au samedi 12 juillet, la 8e session de la commission mixte Mali-Burkina. La cérémonie officielle d’ouverture était co-présidée par Moctar Ouane, ministre des Affaires Etrangères et de la coopération internationale et Mme Minata Samaté, Ministre déléguée chargée de la coopération régionale.

Dans son discours d’ouverture, le ministre Moctar Ouane a, tout d’abord, tenu à réitérer ses vœux les plus chaleureux et, en même temps, la bienvenue en République du Mali à Mme Minata Samaté, Ministre délégué chargé de la coopération régionale et à l’importante délégation qui l’accompagne.

Avant d’ajouter que « notre pays se réjouit d’accueillir, à l’occasion de la 8e commission, les représentants d’une nation à laquelle nous lient des relations multiséculaires de fraternité« .

Il a donc saisi cette opportunité pour réaffirmer la volonté du gouvernement du Mali de consolider, en l’élargissant, la coopération qu’entretiennent le Burkina Faso et la République du Mali.

A cet effet, Moctar Ouane a donc formulé quelques brèves remarques. A savoir : la singularité des relations entre le Mali et le Burkina qui se fonde sur la géographie, l’histoire et la similarité de leur situation de développement.

Ces facteurs a-t-il soutenu, « constituent des fondamentaux à partir desquels nous devons construire des relations fortes, confiantes, solidaires, c’est-à-dire un partenariat véritable, la pertinence de nos domaines de coopération, qui s’articulent sur le développement de relations de bon voisinage.

Nous devons impérativement veiller à assurer la concrétisation de nos engagements concernant en particulier la coopération transfrontalière, sécuritaire et de défense, le renforcement des échanges commerciaux, le développement rural ou la coopération scientifique et technique« .

Pour conclure, Moctar Ouane a déclaré qu' »il importe de concentrer nos efforts dans la définition de nouveaux axes de coopération et de tenir compte des limites inhérentes à notre situation de pays enclavés en développement, pour subséquemment tirer le meilleur parti de notre interdépendance des économies dans un monde globalisé« .

Pour sa part, Mme Minata Samaté, a exprimé sa reconnaissance pour l’accueil chaleureux et fraternel que le gouvernement et le peuple malien a réservé à la délégation qu’elle conduit.

La 8e session de la grande commission mixte Mali-Burkina, selon elle, s’ouvre dans un contexte international et sous-régional particulièrement difficile pour les deux pays, en raison du renchérissement des prix des denrées alimentaires et des hydrocarbures, aggravant ainsi les conditions de vie des populations.

Elle a, ensuite, exprimé la ferme volonté du Burkina de faire des relations bilatérales entre les deux pays la pierre angulaire de l’intégration en Afrique de l’Ouest. Elle a, alors, fait remarquer que les échanges commerciaux bénéficient d’un cadre juridique approprié, la coopération frontalière constitue un bel exemple, quant au jumelage coopération, il est aujourd’hui effectif entre plusieurs villes des deux pays.

Pour conclure, Mme Minata Samaté a déclaré que «nous devons, comme a l’accoutumée, continuer d’accorder une attention particulière au suivi des recommandations et conclusions de nos commissions mixtes en responsabilisant les secrétaires généraux de nos ministères« .

L’institution d’une commission mixte de coopération, en juin 1983, à participé davantage au développement des relations entre le Burkina et le Mali. Les rencontres annuelles entre les autorités frontalières des deux pays ont, quant à elles, beaucoup contribué à aplanir de nombreux problèmes et à stimuler la coopération au niveau des populations frontalières.


Pierre Fo’o MEDJO

14 Juillet 2008