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La réunion des États bénéficiaires de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique subsaharienne (AGOA) se tiendra du 14 au 16 Juillet à Washington aux États Unis.

Adoptée en 2000 par les États -Unis, en vue d’aider l’Afrique subsaharienne, la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique, vise à élargir l’accès au marché américain pour ces pays africains.
Le forum de l’AGOA se tient tous les ans dans le but de renforcer les échanges commerciaux entre les USA et ses partenaires africains.

Au cours de cette septième réunion, il sera question de la mobilisation des investissements du secteur privé aux fins d’accroissement des échanges commerciaux et l’accélération de la croissance dans les 14 pays qui remplissent les conditions nécessaires pour bénéficier des avantages de l’AGOA. Il est à noter que le Togo et l’Union des Comores sont les deux derniers pays à avoir été admis pour bénéficier des avantages de l’AGOA.

Les pays de l’Afrique subsaharienne peuvent exporter près de 6500 produits aux USA en franchise de douanes dans le cadre de l’AGOA , avec une assistance technique destinée à les aider à tirer davantage parti des références commerciaux.

En 2007, plus de 98% des produits importés par les USA en provenance des pays bénéficiaires de l’AGOA l’ont été en franchise de douanes. Ce qui donne à ceux-ci un avantage sur les autres pays exportant des produits semblables.
Les échanges commerciaux entre les États- Unis les pays bénéficiaires des l’AGOA se sont chiffrés l’an dernier à plus de 81 milliards de dollars. Depuis 2002, les importations des USA en provenance de ces 14 pays ont triplé.

Pour un responsable du ministère des finances, M. Andrew Baukol , l’accroissement du secteur privé était nécessaire en Afrique. Les sept dernières années, les apports des capitaux en Afrique subsaharienne a atteint les 50 milliards de dollars.

Avec ce taux de croissance de l’Afrique depuis quelques années, il s’agit pour les Etats Unis et ses partenaires de consolider ces progrès même avec les pressions actuelles qui risquent de réduire cette croissance dans le court terme.

Le sous- secrétaire d’Etat adjoint aux affaires africaines, M. Todd Moss, a déclaré que les investisseurs du monde entier s’intéressent à l’Afrique et notamment à la modernisation de ses infrastructures, dont l’insuffisance constitue un grand obstacle à l’accroissement des échanges commerciaux.

Nouhoum Dicko

10 Juillet 2008