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L’homme d’Etat burkinabé affichait un regard d’admiration non pas seulement pour la concrétisation de la coopération dont il est un des chefs d’orchestre mais aussi et surtout parce que le Centre d’Instruction Boubacar Sada Sy (CIBSSK) l’avait sérieusement séduit.

La cérémonie de signature de l’accord aurait pu se tenir à Bamako. Mais M. Yoro Bolly ayant souhaité visiter le CIBSSK, on a décidé de faire d’une pierre deux coups, a-t-on appris.

La cérémonie qui a duré environ deux heures a commencé par un défilé des étudiants du Centre sur une aire violemment battue par le vent.

Peu après, les officiels se sont retirés dans une salle où les directeurs respectifs des quatre centres que compte le CIBSSK se sont relayés à la tribune pour présenter leurs écoles.

Pour revenir à l’accord proprement dit, il porte sur la formation des personnels, l’assistance technique et la participation à la réalisation d’infrastructures spécialisées, l’exécution conjointe des missions de sécurité.

Dans le domaine de la formation, les deux parties assureront, dans la limite de leurs moyens et possibilités, la formation, le perfectionnement et le recyclage de leurs personnels dans les établissements nationaux respectifs de formation militaire.

Les deux parties mettront à la disposition de leurs forces armées respectives des spécialistes en qualité d’enseignants, d’experts consultants, etc.

Pour M. Mamadou Clazié Cissouma, ministre malien de la Défense, cet accord qui entre en vigueur un mois après l’échange des notifications relatives à l’accomplissement des procédures juridiques internes conformément à la législation de chaque partie, n’est qu’une formalité toute simple.

En effet, le Mali et le Burkina sont engagés dans une coopération ancienne à laquelle cet accord n’apporte rien de nouveau en fait.

« Mais nous ne faisons que ça, M. le Ministre… cet accord n’est qu’une formalité« , s’est réjoui le Ministre malien de la Défense, s’adressant à son homologue du Burkina.

Ce dernier rappela que cet accord est le fruit de la volonté des chefs d’Etat Amadou Toumani Touré (Mali) et Blaise Compaoré (Burkina Faso) qui oeuvrent inlassablement pour la paix dans la sous-région Ouest africaine.

Par ailleurs, M. Yoro Bolly ajouta qu’il ne se réjouit pas que de la bonne coopération militaire.

Il a rappelé que les écoles comme l’IPR de Katibougou et le Lycée Terrason de Fougères (l’actuel Lycée Askia Mohamed) sont parmi tant d’exemples qui ont fait l’unité des peuples burkinabé et malien.

Ismaïla Diarra

Envoyé spécial à Koulikoro

27 mars 2006.