Partager


Le club de Trébeurden-Pleumeur s’est à nouveau mobilisé pour Mohamed Coulibaly. Le footballeur malien est convoqué devant la justice le 23 juin.
Quand la France a gagné la Coupe du monde de foot en 1998, j’ai décidé de venir. » Mohamed Coulibaly aime autant la France que le football, un sport qu’il pratiquait déjà à un haut niveau dans son pays, le Mali.

« Il a été international cadet« , souligne Philippe Bourdon, l’entraîneur du football-club Trébeurden-Pleumeur-Bodou, qui l’a pris sous sa coupe. Mais le football professionnel malien n’offre aucun avenir à ses enfants.


Des vaches vendues pour payer le voyage

Le jeune Mohamed met près de cinq ans à convaincre son grand-père de le laisser tenter sa chance au pays de Zidane. Grâce à la vente de plusieurs vaches, il paie le voyage, 1 500 euros. En janvier 2003, à 19 ans, il débarque à la gare Montparnasse, en tee-shirt.

Direction un foyer pour étrangers où il dort, pendant deux ans, dans le couloir. Pas de papiers, pas de travail, pas de club de football professionnel… Mohamed s’entraîne pourtant « matin et soir« . C’est là qu’un certain Thomas, « il disait qu’il était policier« , lui propose des papiers… pour 2 000 euros. Pendant deux ans, le jeune Malien travaille dix heures par jour, pour 40 euros quotidiens, pour décrocher le précieux sésame.

Il obtient ses faux papiers fin 2006. Il assure aujourd’hui qu’il les croyait vrais : « J’ai fait confiance. » Il arrive dans le Trégor en septembre 2007, grâce à un autre footballeur malien, Naman Camara, qui a été expulsé depuis. Mohamed travaille en intérim et trouve vite sa place au FCTPB, au sein d’une équipe qui évolue en DSR, avec l’espoir affiché de se faire remarquer par un club pro. Mais ce sont plutôt « les autorités » qui le remarquent.

À l’automne, il passe 32 jours au centre de rétention administrative de Rennes. Il en ressort sans papiers, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire, mais non expulsable : le Mali ne le reconnaît pas comme l’un des siens. Là-bas, il n’a d’ailleurs plus de famille puisque son grand-père est décédé.


La solidarité autour de lui

Le voilà à nouveau face à un mur : pas de papiers, pas de travail. Aujourd’hui, il est logé et nourri par trois ou quatre personnes, pas dans la clandestinité : « Les autorités savent où il est, assure Philippe Burdon. Cette bonne volonté pour l’accueillir est bien la preuve d’une intégration réussie. »

Il est pourtant à nouveau convoqué devant le tribunal, le 23 juin, pour usage de faux papiers. Le jugement de novembre n’avait à l’époque pas relevé l’infraction. Aujourd’hui, ses proches craignent une interdiction de séjour, qui le renverrait en centre de rétention. Ils espèrent toujours obtenir des papiers grâce à une promesse d’embauche dans le secteur du bâtiment.

Mohamed, lui, peine à abandonner son rêve de football professionnel. « Je ne peux pas perdre espoir… » Et ce n’est pas son oisiveté forcée qui l’aidera à passer à autre chose. Le foot est aujourd’hui sa seule occupation.

Cécile KERNIVINEN,Ouest-France

Après Kanouté, Djilla dans le collimateur du Bayern Munich

Des duos maliens dans les clubs les plus prestigieux de la planète ? Voilà une nouvelle facette dans l’aire de jeu du ballon rond qui se dessine au fur et à mesure de l’évolution du football à grande vitesse. Astuces, séductions, stratégies, etc…, tout est permis pour s’offrir les services de nos pros qui font partie de l’actualité du cuir ovale.

Après un Malien, voilà un autre Malien. Kanouté et Djilla, deux mastodontes dans l’aire des Aigles du Mali. En difficulté au Real Madrid où il fait désormais partie des indésirables, Mahamadou Diarra dit Djilla pourrait rebondir au Bayen Munich. Selon France Football, les dirigeants bavarois auraient même rencontré leurs homologues madrilènes dans cette optique.

Les champions de la Bundesliga, version 2008, voudraient un « boosterman » de la trempe de notre Djilla national, capitaine des Aigles, pour renforcer son milieu de terrain déjà bien assaisonné. Et, à la clef, afficher pleinement leur motivation de remporter la coupe d’Europe, la saison prochaine et, par la suite, jeter aux oubliettes leur prestation stérile en Ligue des champions de l’an passé.

Un duo Momo Sissoko-Sedydoublen à la Juve, où ce dernier constitue avec Kanouté la paire malienne au FC Séville…Adama Coulibaly-Sidi Yaya Kéïta au RC Lens et probablement, Kanouté-Djilla au Bayern, voilà des couples qui ne font qu’enchanter les inconditionnels amoureux du foot malien.


RC Lens: Adama Coulibaly intéresse Besiktas Istanbul

Selon Mister Mercato, le blog transfert de Mercato365, le défenseur lensois, doyen du club à porter le maillot Sang et Or, aurait des envies de départ pour tenter d’autres aventures.Le défenseur des Aigles souhaiterait passer à autre chose.

Quelques équipes allemandes seraient sur les rangs, mais le Besiktas Istanbul aurait affiche beaucoup plus d’intérêt sur son dossier.

Selon le site français, un émissaire turc devrait, d’ailleurs, assister à la dernière rencontre de championnat de son club face au Girondins de Bordeaux.


Affaire à suivre…

15 Mai 2008