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Le maire de la commune III, Abdel Kader Sidibé ne démord pas. Malgré l’opposition du collectif des jeunes des quartiers riverains du collecteur du Diafarana Ko, il s’obstine à vouloir transformer l’emprise de la rivière en lots à usage d’habitation.

Pour contourner les jeunes qui défendent cet espace public qui doit être aménagé pour servir de cadre villégiature pour les populations, le maire de la commune III a adressé une demande d’autorisation et un plan d’urbanisation au ministre du Logement des affaires foncières et de l’urbanisme.

Mais de sources proches de ce département, sa demande de transformer l’emprise de la rivière Diafarana Ko en maisons d’habitation n’a aucune chance d’aboutir. Car l’aménagement de cette rivière boueuse sur 6,8 kilomètres du Lido à l’immeuble UATT au bord du fleuve Niger avec une emprise variant de 30 à 80 mètres est né de la volonté du président de la République Amadou Toumani Touré d’offrir un cadre agréable à la population riveraine.

Près de 120 millions de francs CFA ont été débloqués pour dédommager les riverains qui avaient des vergers et des jardins potagers le long de la rivière. Les coûts des travaux d’aménagement se sont élevé à plus de 3 milliards de francs Cfa.
Comme s’il savait que son plan d’urbanisation ne passerait pas, Abdel Kader Sidibé est actuellement en train de passer par la méthode du forcing.

En effet, l’emprise du collecteur, en tout cas la partie située en commune III, a déjà été morcelée et vendue à des particuliers.

Pour permettre a ceux ci de rentrer en possession de leur “terre”, il faut briser la résistance des jeunes. Par un jeu de distribution de lots à certains riverains, le maire de la commune III est arrivé à mettre les enfants du chef de quartier de Niomirambougou en porte-à-faux avec les autres. Ceux-ci ont commencé à abattre un arbre sous lequel s’asseyaient les jeunes sans motif apparent.

Mais en réalité, selon des sources bien informées, c’est pour faire de la place à ceux qui entendent construire leurs lots en dehors de toute autorisation. Cependant le collectif des jeunes veille et entend alerter les autorités sur tout mouvement suspect.


Affaire à suivre

30 Avril 2008