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En organisant sa toute première convention, le samedi 31 janvier au CICB , sept ans après sa création, le Mouvement Citoyen veut se positionner comme étant une force politique réelle et non le tigre en papier qu’il était jusque là.

Le Mouvement Citoyen se renforce et bat le rappel de ses troupes. C’est le moins que l’on puisse dire à l’issue de la toute première convention qu’il vient d’organiser le samedi 31 janvier. Et cela, s’il vous plait, sept ans après sa création.

Le renforcement en question se caractérise par deux points essentiels. Le premier a trait à la responsabilisation à son sein des ministres n’appartenant à aucun parti politique de la place à savoir Mohamed El Moctar de la Culture, Hamane Niang de la Jeunesse et des Sports, Maharafa Traoré de la Justice, Mamadou Igor Diarra des Mines, de l’énergie et de l’eau, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo de la Communication et des nouvelles technologies de l’information, Mme Gakou Salimata Fofana de l’Habitat.

Le second concerne l’entrée en puissance dans le bureau du Mouvement Citoyen de certains proches collaborateurs du président de la République dont le Directeur de Cabinet Aliou Sangaré, le Chef de Cabinet, Hamma Barry, le Conseiller technique en charge de la communication Seydou Cissouma pour ne citer que ceux-ci.

Ainsi, le Mouvement Citoyen bat le rappel de ses troupes pour, « faire face au concept et enjeux politiques« , l’expression est de Ahmed Diané Séméga. Pour cela, il a appelé les militants et sympathisants à l’unité et à la cohésion afin de dégager une synergie pouvant résister à ces concepts et enjeux politiques à venir.

Dores et déjà le Comité exécutif national (CENA) l’instance suprême de l’association politique, a fait adopter, à l’issue de la Convention, une stratégie pour les élections communales d’avril prochain. Celles-ci constituent pour le Mouvement Citoyen, tout comme pour les partis politiques, un test grandeur nature.

Car, elles sont une opération de proximité qui pèsera beaucoup lors des législatives voire la présidentielle. Conscient de la pertinence de ce constat, Ahmed Diané Séméga a invité les militants à s’engager davantage pour la cause de l’association tout en refusant « le clientélisme et l’affairisme » et en tournant dos « aux trafics d’influence ».

Pour tout dire, le président du Mouvement Citoyen a appelé ses camarades à sortir de leur peau de tigre en papier pour devenir de vrais tigres capables de mobiliser les électeurs afin de donner à l’association la place qu’elle mérite dans la construction d’un Mali qui gagne avec le président Amadou Toumani Touré, leur guide.

Ainsi, Ahmed Diané Séméga a appelé les uns et les autres à s’approprier du Projet de développement économique et social (PDES) qui est une sorte de contrat entre ATT et le peuple malien, tout en le diffusant largement afin de rassurer davantage les Maliens sur la politique de développement du président ATT.

Dans ce cas, la jeunesse du Mouvement citoyen est fortement interpellée. Ainsi, son président Amadou Goïta est conscient des enjeux. C’est pourquoi dans son allocution à l’ouverture de la Convention, il a également, appelé à l’unité et à la cohésion pour que le Mouvement Citoyen joue pleinement son rôle dans le processus de développement du pays. La question est de savoir jusqu’où iront les «amis» du président ATT ? .

Actualité oblige, Ahmed Diané Séméga tout comme Amadou Goïta ont fait, dans leurs discours respectifs, l’état de la nation caractérisé par une conjoncture économique difficile. A ce sujet, ils ont salué les efforts que le gouvernement mène afin de circonscrire le phénomène qui est, du reste, international.

Il s’agit des initiatives allant sur les exonérations des produits de première nécessité et le financement des opérations visant à assurer la sécurité alimentaire en l’occurrence l’initiative riz.


Alassane DIARRA

02 Janvier 2009