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C’est au RADISSON Hôtel, à l’ACI 2000, que ce mercredi 17 Septembre 2008, a eu lieu l’atelier de finalisation du projet de Convention collective de la presse malienne, à la lumière de la Convention-cadre de l’UJAO.

Organisé par l’UJAO, sur financement du FAPFA-Mali, l’ouverture de cet atelier a enregistré la présence de la représentante du ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies, de la directrice du FAPFA, des travailleurs de la presse malienne, des représentants des associations de presse, et d’autres invités.

Durant trois jours (les17,18 et 19 Septembre 2008), les participants procéderont à la lecture croisée des dispositions de la Convention collective-cadre de l’Union des Journalistes de l’Afrique de l’Ouest (UJAO) -réunis à Dakar, au Sénégal, du 8 au 10 Novembre 2004-, du projet de Convention collective de la Maison de la Presse élaboré depuis 2002. Ainsi, l’assistance aura droit à une communication sur la procédure d’élaboration et d’application de la convention.

Dans son intervention, le président de l’UJAO, M. Ibrahim Famakan Coulibaly, a souligné que la Convention collective apparait comme un contrat collectif de travail négocié entre les représentants des employeurs et ceux des travailleurs, sous l’égide de l’autorité administrative.

A l’en croire, elle joue, aux côtés des normes d’origine étatique (loi, règlement, jurisprudence), un rôle important dans la détermination des rapports entre employeurs et travailleurs. M. Coulibaly a par ailleurs souligné que pour le bien des hommes de la Presse et des médias, il faut une convention collective. Mais cela ne peut être une réalité sans une organisation syndicale.

Aussi a-t-il évoqué les problèmes auxquels les journalistes sont confrontés au Mali : la précarité de la presse, la formation, ainsi que bien d’autres contraintes. A son avis, tous ces problèmes sont dus à l’absence du texte régissant la Convention collective au niveau de la presse malienne.

Les problèmes d’imprimerie, de location et d’électricité, entre autres, ont été également évoqués par le président de l’UJAO. “Il faut aller jusqu’au bout. Il faut que le regard de ceux qui peuvent faire quelque chose pour la presse soit fixé sur cette presse”, conclura-t-il, avant d’interpeller les plus hautes autorités du pays, “afin qu’une vie meilleure soit réservée aux journalistes”.

Signalons qu’à la fin des travaux, un document sera disponible, pour l’examen de la Commission de négociation qui sera convoquée par le ministre en charge du Travail.

Mariétou KONATE

18 Septembre 2008