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Les ministres des affaires étrangères de la CÉDEAO se rencontrent les 16 et 17 février 2012 sur la question relative à la crise dans le nord de notre pays. Il est évident que le Mali tout seul n’a pas les moyens militaires de ramener la paix dans le nord et je crois que cela n’est un secret pour personne, puisque notre chef d’état ATT a multiplié, à la fin de l’année 2011, les appels à la communauté internationale et aux partenaires sociaux pour aider le Mali à combattre les individus lourdement armés venus de la Libye. Que la CEDAO entame des consultations pour trouver une solution sous régionale mérite tout notre soutien. Car toute la bande sahélo-saharienne se trouve actuellement affectée par les effets collatéraux de la crise libyenne.

Cette solution doit par conséquent s’inscrire dans le long terme, parce qu’il ne faut pas trouver une solution immédiate juste pour mettre fin à la tuerie dans le nord, mais mettre en place un dispositif efficace et permanent qui tienne compte des réalités sur le terrain, pour éviter que le même problème se pose plus tard.

Le Mali doit intensifier ses actions….

Le Mali ne doit pas attendre qu’une décision soit prise au niveau de la CEDAO, il doit intensifier ses actions pour protéger les populations, car, il s’agit bien entendu d’une légitime défense et de la préservation de son intégrité territoriale.

Plus de cohérence dans la politique de la France envers le Mali A la fin de l’année dernière, la France a pris la responsabilité de recevoir secrètement les leaders du MNLA et pris en charge tous leurs frais de voyages, sous prétexte de vouloir combattre le terrorisme.
Je pense que dernière cette initiative française se cache une réelle volonté de légitimer le MNLA.

Sinon, plutôt que d’entretenir une relation privilégiée avec ce mouvement, pourquoi la France n’a-t-elle pas choisi la voix de la coopération avec les autorités maliennes ? Cela illustre bien également, l’incohérence dans la politique étrangère de ce pays connu pour son engagement pour la démocratie et les droits de l’homme.
En tant que maliens, nous demandons donc à la France d’apporter plus de lumière sur sa position.

Kadiatou Kanté, Paris

16 Février 2012