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Les 36 propositions du collectif des syndicats de l’éducation pour sortir l’école du bourbier.

Du 30 octobre au 2 novembre, se tiendra dans notre pays le forum national sur l’éducation. Un espace qui permettra aux acteurs de l’éducation de faire des propositions pour sortir notre système éducatif de l’impasse. Cette sortie de crise interpelle tous les acteurs que sont l’Etat, la société civile, les élèves et étudiants ainsi que les enseignants. Convaincus que le système éducatif ne peut se construire sans les enseignants, les syndicats des enseignants de l’éducation viennent se réunir en collectif pour produire un document unique prenant en compte les intérêts de la corporation sans aucune exclusion à réhabiliter l’enseignant et à défendre l’école pour le bien du peuple malien.

Le collectif des syndicats de l’éducation composé par la COSES, la FEN, la FENAREC, le SYNESUP et le SNEP, a organisé, le mardi 28 octobre, dans la salle des professeurs de l’ENSUP une conférence de presse. Le collectif, selon les organisateurs, est un début de partenariat qui permettra aux syndicalistes de mieux s’organiser afin de défendre leurs intérêts communs. Cette conférence de presse était présidée par Dr Abdou Mallé, Secrétaire général du Snesup, de Tiémoko Dao de la COSES, des représentants de la FEN, du SNEP et du SYNESUP. Le grand absent était le SNEC.

D’entré de jeu, Youssouf Diarra de la COSES, qui a procédé à la lecture du dossier de presse, a soutenu que les syndicats de l’éducation ont jugé nécessaire d’initier des rencontres pour harmoniser leurs points de vue, partager l’essentiel imposable à tous les enseignants et à l’école afin de sauver les fondamentaux du système éducatif.

L’orateur de poursuivre en disant que les difficultés rencontrées ont permis de faire le constat que le système éducatif malien est malade par la faute de tous, d’établir un diagnostic sans complaisance de la situation dramatique dans laquelle s’enferme le système éducatif. C’est dans ce contexte, a–t-il poursuivit, que ledit document constitue la contribution des syndicats au forum. Ce document, qui énumère les grands problèmes, a souligné Youssouf Diarra, permettra de lever les principaux obstacles qui obèrent la marche de l’école malienne.

De son côté, le Secrétaire général du SYNESUP, Dr Abdou Mallé, a relevé que ledit document est scindé en deux parties, à savoir l’état des lieux et les propositions de solutions.

A le croire, le forum doit répondre à une multitude de contraintes que sont, entre autres, l’insuffisance des ressources humaines en nombre et en qualité, l’insuffisance d’infrastructures et d’équipements, la pléthore des effectifs, l’absence de cadre formel de concertation de tous les acteurs, l’insécurité généralisée dans l’espace scolaire et universitaire, la corruption, les injustices et les frustrations.

A la lumière de cette identification des problèmes de l’école, le collectif a fait des propositions de solution en 36 points qui contribueront à l’amélioration de la qualité du système éducatif pour mieux répondre aux besoins du développement national.

Selon Dr Mallé, nombre de ces propositions sont pour les syndicats des exigences: le retour de l’école à l’école, l’octroi d’un statut autonome motivant le personnel enseignant définissant clairement un plan de carrière, l’intégration de tous les enseignants contractuels à la Fonction publique, la réadaptation des programmes du fondamental, du secondaire et du supérieur à nos réalités (Curricula, Nouvelles filières, LMD).

Ramata TEMBELY

29 Octobre 2008