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Initié par le Réseau de recherche sur les schistosomiases en Afrique (Ansa), l’atelier sur la recherche et la lutte contre les schistosomiases et les géohelminthiases entend, par la recherche et des échanges scientifiques, mener des réflexions pour la prise en charges des maladies dites tropicales.

Les schistosomiases et les géohelminthiases, considérés comme des maladies tropicales « négligées » affectent particulièrement les populations pauvres et vulnérables des régions d’Afrique avec des conséquences multiples et graves.

Conscients du fléau et pour une meilleure prise en charge des maladies tropicales, les experts de la santé, venus d’Europe et d’Afrique sont en conclave à Bamako à la faveur de « l’atelier international sur la recherche et la lutte contre les schistosomiases et les géohelminthiases en Afrique francophone ».

Mercredi, à la cérémonie d’ouverture des travaux de cet atelier co-présidée par les ministres de la Santé Oumar Ibrahim Touré et son collègue des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Amadou Touré, le directeur national de l’Institut national de recherche en santé publique (INRSP), Pr. Flabou Bougoudogo, a révélé que les campagnes de traitement et de recherche menées par son Institut ont sensiblement réduit les taux de prévalence des schistosomiases et les géohelminthiases au sein des populations exposées.

« L’on peut par exemple noter qu’à Ségou, en 2004, le taux de prévalence de la bilharziose urinaire avant traitement était de 99 % c

hez les enfants d’âge scolaire. En 2005, un an après le traitement de masse, il était de 42 %, deux ans après le taux de l’infestation était à 19 % », a noté M. Bougoudogo qui pense que l’atelier va promouvoir l’interaction entre les chercheurs et planificateurs impliqués dans la lutte contre les schistosomiases en Afrique.

Le ministre de la Santé après avoir souhaité la bienvenue aux participants, a salué l’initiative visant à lutter contre les schistosomiases qui constituent, selon lui, l’une des infections parasitaires les plus fréquentes dans le monde après le paludisme.

Et au ministre d’ajouter que le développement des ressources hydriques pour la production d’électricité et la création de zones d’aménagement hydro-agricole a entraîné une recrudescence du fléau. Il a fait remarquer que la lutte contre la morbidité due à des schistosomiases et les vers intestinaux est vue comme une stratégie des plus réalistes.

Pendant trois jours, les participants à l’atelier, vont, pour la consolidation des acquis, discuter en profondeur des résultats obtenus, les expériences acquises, les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités de recherche dans la lutte contre les maladies tropicales.

Amadou Waïgalo

03 Juillet 2008