Partager

Energie du Mali (EDM-SA) a organisé vendredi dernier à l’intention des membres de la Coordination des associations et ONG féminines (Cafo) une journée portes ouvertes sur les installations du volet eau à Bamako. L’objectif était d’amener les femmes à s’impliquer dans la lutte contre le gaspillage d’eau potable.

L’exercice consistait pour les responsables de l’EDM-SA à faire comprendre aux femmes leaders de la Cafo, venues de l’intérieur du pays et du district, que l’eau étant une ressource indispensable à la vie, devient de plus en plus une denrée rare.

Aussi, l’occasion était toute trouvée pour montrer aux femmes comment la société travaille, le processus de traitement de l’eau, sa distribution, les difficultés auxquelles l’EDM est confrontée, la responsabilité des femmes dans la bonne gestion de l’eau et surtout les impliquer dans la sensibilisation pour l’utilisation rationnelle de l’eau.

La visite des lieux a débuté par la station de traitement de l’eau de la zone aéroportuaire à Kalabancoura Extension. Là-bas, à partir des forages connectés au réseau de distribution, EDM-SA parvient à couvrir tant bien que mal les besoins en eau d’une bonne partie des quartiers excentrés de Bamako, notamment Niamakoro, Sabalibougou, Kalabancoura, Kalabankoro, Faladié, Banankabougou, Yirimadio, etc. où le problème d’eau se pose avec acuité surtout en cette période de grande consommation.

La délégation a ensuite visité la station compacte de Magnambougou sur la rive droite et la station de pompage de Djicoroni-Para.

Au terme de la visite de terrain, une rencontre a regroupé autour de directeur général Alpha Djittèye, le directeur central de l’eau et les femmes en présence de la présidente de la Cafo, Mme Traoré Oumou Touré pour qui, « la journée a été d’un apport capital pour les femmes » qui sont, à ses dires, « les principales concernées en cas de pénurie d’eau ».

Le directeur de l’eau, Boubacar Kane, a rappelé la mission de sa direction qui est de produire de l’eau potable dans les centres gérés par EDM dans le respect des normes de quantité et de qualité telles que définies dans le contrat de concession. Selon M. Kane, « l’eau distribuée par EDM est contrôlée par des structures étatiques externes comme le Laboratoire de la qualité des eaux de la direction nationale de l’hydraulique et le Laboratoire national de la santé ».

Les débats ont permis aux femmes de comprendre les contraintes d’EDM qui se résument à la saturation des moyens de production, au gaspillage et à la fraude.

« La station est conçue pour produire 130 millions de litres d’eau par jour, mais en pointe, nous dopons les installations pour faire face à la demande. Aujourd’hui, nous sommes à 156 millions de litres par jour pour une demande de l’ordre de 170 millions de litres/jour », a dit M. Kane.

Selon le DG d’EDM, « pour résoudre de façon définitive le problème de déficit d’eau à Bamako, il faut finir avec la station de Kabala qui pourra apporter une capacité additionnelle de 144 millions de litres /jour ».

Au nom des femmes, Mme Kouyaté Goundo Sissoko a félicité EDM pour tout ce qu’elle fait pour satisfaire les Maliens malgré ses multiples problèmes. La vice-présidente de la Cafo a promis que les femmes redoubleront d’effort et accentueront la sensibilisation des populations pour les amener à arrêter le gaspillage.

De ce point de vue, l’Etat doit donner le bon exemple en prenant des mesures contre le gaspillage. « L’accès à l’eau potable est un droit fondamental et chacun doit s’investir pour éviter qu’elle ne soit pas gaspillée », a recommandé la Cafo.

Idrissa Sako

14 avril 2008.