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Amnesty-Mali, avec l’appui de la Commission européenne, a organisé samedi dernier à la Maison du partenariat un atelier à l’intention de la presse privée écrite et orale. Le thème était « le rôle de la presse dans la prise de conscience du citoyen face aux phénomènes de la torture et des violences à l’égard des femmes ».

L’atelier avait pour objectifs de faire un distinguo entre la torture et la violence, de décrire les différentes formes de torture et leurs conséquences et de proposer des solutions pour lutter contre la torture et la violence. « Il s’agit, pour nous, d’amener les journalistes à s’intéresser davantage au phénomène de la torture et de la violence à l’égard des femmes afin qu’ils contribuent à son éradication », a expliqué Saloum Traoré, directeur exécutif d’Amnesty-Mali.

L’atelier, qui n’a duré qu’une journée, a permis aux hommes de médias de se familiariser avec les concepts de torture et de violence notamment les faits, les auteurs, le but, les formes, les causes, les victimes, les conséquences ainsi que les instruments juridiques internationaux pour la prévention de la torture.

Makan Koné, chargé de l’éducation aux droits humains (EDH), d’Amnesty-Mali, s’appuyant sur les instruments juridiques internationaux, a fait ressortir 12 points essentiels dans la prévention de la torture et de la violence. Parmi ceux-ci la condamnation de la torture et des autres mauvais traitements, la garantie de la possibilité de contact avec les prisonniers, la mise en place de garantie pendant la détention, la nullité des déclarations arrachées sous la torture ou sous d’autres mauvais traitements.

Clôturant les travaux, Aba Touré, chargé de la lutte contre les armes légères a, au nom du responsable d’Amnesty-Mali, invité les journalistes à mettre un accent particulier sur la promotion des droits humains.

« Vous pouvez, par une information saine et par une
sensibilisation des populations et des pouvoirs publics, amener les Etats à interdire et à condamner toutes les formes de pratiques néfastes qui affectent négativement les droits humains des femmes et qui sont contraires aux normes internationales
», a-t-il fait valoir.

Les journalistes, satisfaits, ont salué l’initiative d’Amnesty et ont promis de s’investir dans la promotion et la défense des droits humains en général et de lutter en particulier contre les violences à l’égard des femmes.

Idrissa Sako

04 septembre 2006.