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Des éléments des forces de sécurité intérieure et autorités judiciaires des pays du G5-Sahel ont assisté un exercice portant sur la cybercriminalité et la preuve numérique. C’était du 22 au 26 juin au Centre de formation des collectivités.

Le Collège sahélien de sécurité (CSS) poursuit son cycle d’activités en proposant aux cadres des forces de sécurité intérieure et aux autorités judiciaires un exercice portant sur la cybercriminalité et la preuve numérique. Cette formation de cinq jours d’une vingtaine de participants dans les pays du G5-Sahel, notamment le Mali, le Niger, le Tchad, la Mauritanie et le Burkina était la suite logique de la formation dispensée à Bamako du 30 octobre au 3 novembre 2017.

Selon le CSS, toutes les enquêtes pénales ou presque incluent des preuves électroniques. « Les premiers intervenants jouent un rôle essentiel pour identifier ce type de preuves et procéder à leur traitement de manière à ce qu’elles soient valides tout au long de la chaine pénale. Les magistrats jouent aussi un rôle important dans la conduite de l’enquête et au moment du jugement de personnes ou groupes ayant commis des infractions. Le nombre de cas où ces infractions comportent un élément numérique augmente ».

« Ce thème s’inscrit parfaitement dans plusieurs objectifs contenus dans la stratégie pour le développement et la sécurité du G5-Sahel. Il s’agit de renforcer la sécurité des personnes et des biens dans les pays membres, renforcer la lutte contre le terrorisme et la criminalité, les capacités des sociétés à lutter contre l’extrémisme violent et coordonner les stratégies de lutte contre le crime organisé… », a indiqué le coordinateur des activités du CSS, Moro Diakité.

Issa Wassey, directeur de la législation et des réformes du Niger, a précisé que l’exercice a permis de mettre en application les connaissances théoriques des participants. « Nous avons été familiarisés à l’usage de tous des outils qu’ils seront amenés à mettre en œuvre dans les investigations et la maîtrise des techniques d’identification. Aussi, la saisine de toutes formes de preuves numériques sur une scène de crime ».

Et de rassurer le CSS sa volonté d’être relais auprès des collègues du Niger.
Bréhima Sogoba

Du 29 Janvier 2018