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Les travaux du Comité de Suivi du Contrat-Plan Office du Niger se sont déroulés le 27 décembre 2013 à Ségou, sous la présidence de Sidiki Traoré, Conseiller Technique au ministère de l’Economie et des Finances, en présence du nouveau PDG de l’Office du Niger et des autres membres du Comité de Suivi du Contrat-Plan.

Les membres du Comité de Suivi ont d’abord passé en revue le précédent Contrat Plan 2008 – 2012, lequel avait été prorogé jusqu’en 2013, compte tenu de la grave crise sécuritaire et politico-institutionnelle dans laquelle notre pays était plongé. Avant de se pencher sur le nouveau Contrat-Plan 2014 – 2018.

A l’issue des travaux, le Comité de Suivi a fait des recommandations, qui vont de l’audit des baux à la redynamisation du Cadre de concertation avec les Partenaires Techniques et Financiers sur le suivi des projets et le financement des investissements, en passant par la promotion de la mécanisation des exploitations agricoles, la poursuite des aménagements communautaires à l’attention des exploitations agricoles familiales et le réajustement du financement attendu du Programme triennal d’investissement.
Globalement, au niveau du Contrat-Plan 2014 – 2018, l’Office du Niger envisage un Programme d’extension de 65 000 hectares et un Programme de réhabilitation de 25 000 hectares. Il est prévu également de faire de l’appui-conseil, tout cela avec en ligne de mire une production en 2018 de 1 422 000 tonnes de riz paddy.
«A côté du riz, nous voulons faire également des productions maraîchères d’échalotes, de maïs, de pomme de terre, d’oignons et de tomate. Le coût global de Contrat-Plan pour la période 2014 – 2018 est estimé à 483 milliards de FCFA» a souligné le nouveau PDG de l’Office du Niger, Illias Goro.

«C’est avec grand plaisir que je vous souhaite la bienvenue à cette réunion du Comité de Suivi du Contrat-Plan 2008 – 2012 Office du Niger – Exploitants agricoles. Tout d’abord, permettez-moi, au nom des membres du Comité de suivi, de féliciter le nouveau PDG de l’Office du Niger pour sa brillante nomination à ce poste, hautement important.
Nous vous assurons que notre disponibilité ne fera pas défaut pour vous accompagner dans votre exaltante mission. Egalement, j’encourage à vous donner un soutien total pour la réussite de vos missions. Au PDG sortant, je voudrais exprimer la gratitude de l’ensemble des membres du Comité de suivi pour le chemin parcouru et le remercier pour tous les efforts consentis pour l’atteinte du Contrat-plan qui s’achève» avait relevé, de son côté, Sidiki Traoré, Conseiller Technique au ministère de l’Economie et des Finances en ouvrant les travaux, lesquels étaient placés sous sa présidence.
Selon un proverbe grec, de poursuivre l’orateur, «une société atteint la grandeur lorsque les Anciens plantent des arbres en sachant qu’ils ne profiteront jamais de leur ombre. Nos ancêtres ont planté des arbres qui nous donnent de l’ombre aujourd’hui. Ensemble, nous devons planter des arbres qui donneront de l’ombre aux générations futures», d’ajouter le Conseiller Technique.

«L’illustration parfaite de ce proverbe est l’Office du Niger. Il est le symbole de notre potentiel agricole. C’est un héritage que nous devons entretenir et développer pour la génération future, comme un instrument capable de créer des opportunités pour nous permettre d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, en créant des emplois, et d’augmenter les revenus des populations, en s’appuyant sur l’intensification des aménagements agricoles dans le cadre d’une gestion rationnelle de l’eau» a encore relevé Sidiki Traoré.
Le cycle du Contrat-Plan 2008 – 2012 s’achève et un nouveau cycle de cinq ans commence. La mise en œuvre du Contrat précédent a été marquée, vers sa fin, par des chocs exogènes, faisant en sorte que le Contrat-plan 2008 – 2012 a été prolongé d’une année, fera-t-il remarquer.

Toutefois, ces difficultés n’ont pas trop affecté la performance de l’Office du Niger. Les résultats obtenus montrent que, globalement, les engagements des parties prenantes ont été respectés, a-t-il assuré.
«Le nouveau cycle de Contrat-Plan Etat – Office du Niger – Exploitants agricoles, que nous allons examiner et valider au cours de cette réunion, est pour nous l’engagement du gouvernement de consolider la dynamique de performance obtenue, tout en poursuivant les objectifs du Contrat-Plan précédent» a, par ailleurs, déclaré l’orateur.
Qui n’a pas manqué, avant de terminer ses propos, de remercier tous les partenaires techniques et financiers pour leur appui inconditionnel en faveur du financement de nos politiques de développement, afin d’assurer les meilleures conditions de vie à nos populations.

Yaya Sidibé

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Mali – Banque Mondiale : 121 milliards de FCFA pour l’eau potable, l’énergie, la relance économique et la résilience au changement climatique

Le ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, et le Directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Mali, Ousmane Diagana, en fin de mission, ont signé des documents relatifs à d’importants accords de financement, dans des domaines aussi vitaux que l’accès à l’eau potable, l’énergie, la relance économique et la résilience au changement climatique. C’était le 23 décembre dernier à l’Hôtel des Finances, sis à Hamdallaye ACI 2 000.

D’un montant de 80 millions de dollars, le premier accord de financement servira à financer la mise en œuvre du Projet d’alimentation en eau potable de Bamako, à partir de Kabala.
Un projet qui s’intègre pleinement parmi les priorités du gouvernement, à en croire le ministre de l’Economie et des Finances. Sa réalisation contribuera à l’accroissement de l’accès à des services durables d’eau potable et d’assainissement des populations à Bamako et environs.
Comme résultats attendus, on estime à 610 000 le nombre de bénéficiaires directs de la composante IDA du projet Kabala. 390 000 personnes supplémentaires auront accès à l’eau par branchement, mais, souffrant d’une faible pression de l’eau et d’un service intermittent, elles bénéficieront d’une amélioration de la qualité du service, lequel sera assuré 24h/24h, 7 jours sur 7.
Le deuxième accord, d’un montant de 100 millions de dollars, sous forme de don, est relatif au financement du Projet de reconstruction et de relance économique. Le Projet contribuera directement à l’atteinte des objectifs de relance fixés par le gouvernement dans son Plan pour la relance durable du Mali (PRED) pour la période 2013 – 2014.
Le Projet d’urgence dont il s’agit vise à financer la réhabilitation des infrastructures publiques locales et des activités productives, pour permettre la relance économique et la fourniture de services dans les zones affectées par la crise au Mali.

Pour ce qui est du troisième accord, un don s’élevant à 21,4 millions de dollars, il contribuera au financement du Projet de gestion des ressources naturelles et du changement climatique.
«En parfaite cohérence avec la politique énergétique nationale, sa mise en œuvre permettra de renforcer les capacités du système d’information et de prise de décision des acteurs, dans le contexte de l’adaptation au changement climatique» a relevé le ministre de l’Economie et des Finances lors de la cérémonie de signature des accords.
Le Projet atteindra ses objectifs grâce au renforcement des capacités, à la préservation de la biodiversité et à la fourniture d’un appui à des activités de réduction de la pauvreté, dans le cadre d’une approche d’adaptation basée sur les écosystèmes.

S’agissant enfin du quatrième accord, le Projet de système hybride d’électrification rurale, il sera financé à l’aide d’un crédit IDA doté de 25 millions de dollars et de deux dons sur les ressources fiduciaires gérées par la Banque Mondiale, pour un montant total de 19,9 millions de dollars.
La mise en œuvre de ce projet permettra d’accroître l’accès des personnes habitant en zones rurales à l’énergie moderne et d’augmenter la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables dans les zones cibles.
«La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui revêt une signification particulière car elle illustre, non seulement l’excellence des relations entre le gouvernement de la République du Mali et la Banque Mondiale, mais également la profondeur de votre soutien quotidien aux politiques et stratégies de développement du Mali.

Par les présents accords, que nous venons de signer, la Banque Mondiale, à travers le Guichet IDA et les différents fonds fiduciaires qu’elle gère, vient de confirmer, une fois de plus, son adhésion et son soutien aux politiques et stratégies de développement du gouvernement du Mali » a souligné le ministre l’Economie et des Finances s’adressant au Directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Mali, actuellement en fin de mission dans notre pays.
Ce dernier s’est félicité, quant à lui, de l’estime et du soutien de ses collègues de la Banque Mondiale, des membres du gouvernement, des équipes techniques et ministérielles et de tous les interlocuteurs de la Banque Mondiale au Mali.

Yaya Sidibé

22 Septembre du 6 Janvier 2014