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Si le contentieux qui opposait les membres d’Espoir-2002 pour la désignation de leurs représentants au sein de la Commission nationale électorale indépendante (Céni) a connu une issue honorable avec le retrait de la liste Cnid-MPR, celui qui oppose les partis politiques de l’opposition est loin de trouver un heureux dénouement. Le Parti pour l’éducation, la culture, la santé et l’agriculture au Mali (Pecsam) réclame toujours l’unique siège, ce que le Bara n’entend pas concéder.

Les conciliabules et concertations pendant le week-end pour désigner l’unique représentant des partis de l’opposition à la Céni n’ont pas abouti.

En fin de semaine dernière, les partis de l’opposition avaient tenté de trouver une solution. Ainsi, le président du PUDP avait tenté une médiation afin que le Pecsam accepte de retirer sa liste au profit de celle du Bara.

Le parti de feu Mamadou dit Maribatrou Diaby, proposait en contrepartie que le Pecsam soit présent d’une manière significative au niveau des démembrements locaux.

Cette proposition a été rejetée par le Pecsam qui continue à réclamer l’unique poste, qui devait lui revenir de droit commente son président, Oumar Sanogo, qui dénonce une manœuvre du pouvoir en place.

« Le pouvoir en place, de concert avec ses amis du Bara, déguisés en opposants depuis 2002, ont fabriqué un groupe d’opposants composé du PSD, du Morena, de l’UNPR, du MJT et autres de la mouvance présidentielle pour usurper l’unique poste du vrai parti d’opposition extraparlementaire (Pecsam) dont l’ambition est de conquérir le pouvoir qui est en train d’user de tous les moyens pour se maintenir au pouvoir », explique M. Sanogo.

« La logique démocratique voudrait que dès que le Bara et les opposants fabriqués ont quitté la salle et que l’ARD, l’ACC, l’Espoir-2002, le PHR et le MVD, créés en 2006, ont unanimement attribué l’unique poste au Pecsam qui s’est alors assumé, ledit poste lui revient de droit. Aussi le pouvoir devrait-il reconnaître le Pecsam comme représentant valable au sein de la Céni », poursuit le président du Pecsam.

Selon lui, le pouvoir a une volonté « d’usurper le poste au profit de ses amis pour gagner les élections sans ambiguïté. Ce qui est sûr, c’est que le Pecsam n’abandonnera jamais son droit au profit de quiconque pour faire l’affaire de qui que ce soit ».

Le Pecsam n’exclut donc pas d’attaquer le décret de nomination des membres de la Céni devant la Cour suprême. « Constatant que le pouvoir a joué de manière à ce que le bureau de la Ceni soit installé en l’absence de l’opposition et d’Espoir 2002 pour pouvoir maîtriser la Ceni, nous affirmons que nous attaquerons le processus entier de la mise en place de la Ceni devant les juridictions compétentes », avertit M. Sanogo.

Les 13 membres de la Céni ont déjà commencé leur prise de contact en allant à la rencontre de certaines institutions de la République.

Denis Koné

17 octobre 2006.