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Depuis hier, se tiennent dans un hôtel de Bamako les travaux de l’atelier de partage d’expériences pour une meilleure compréhension des décisions de la Cour constitutionnelle dans le processus de contentieux électoral.

La cérémonie d’ouverture de la rencontre était présidée par le doyen des conseillers de la Cour constitutionnelle, Beyla Ba en présence de l’ambassadeur des états- Unis au Mali, Dennis B. Hankins. La session est organisée par la Cour constitutionnelle, en partenariat avec la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (Ifes).

Cet atelier, qui durera deux jours, a pour objectif de faciliter la compréhension des décisions prises par la Cour constitutionnelle dans le processus de contentieux électoral. Mais aussi d’élaborer une stratégie de communication pour une meilleure compréhension des décisions de la Cour constitutionnelle par les parties prenantes aux élections.

Conformément aux dispositions constitutionnelles et législatives en vigueur, la Cour constitutionnelle a pour mission d’épurer les opérations électorales de toutes formes d’irrégularités et de tout ce qui porte atteinte à la sincérité et à la transparence du scrutin. Elle se charge également d’arbitrer, de séparer le bon grain de l’ivraie pour aboutir à la quintessence des suffrages valablement exprimés. Ses décisions ne sont susceptibles d’aucun recours. 

Selon le représentant du président de la cinquième institution de la République, de nos jours, la Cour constitutionnelle du Mali se trouve à la croisée des chemins : s’en tenir à sa tradition, avec son corollaire de devoir de réserve ou entrer dans la dynamique d’une ouverture médiatique, plus conforme à l’air du temps.

«Mieux, plus les décisions de la Cour constitutionnelle sont comprises par les citoyens et les acteurs politiques, plus l’institution gagnera en légitimité», a déclaré le doyen des conseillers de la Cour constitutionnelle. C’est en cela que l’atelier de partage d’expériences paraît très utile pour l’élaboration d’une stratégie de communication, l’émergence de la normativité à partir des situations réelles de parole.

«Et c’est de cette manière qu’il nous sera possible de mettre en place le projet d’une société véritablement démocratique, globalement régie par la communication entre citoyens et engager des réformes non utopiques pour y parvenir dans un contexte de refondation de notre état», a-t-il expliqué. 

L’ambassadeur des états-Unis au Mali a affirmé le rôle judiciaire et non politique de la Cour constitutionnelle. C’est la garantie des élections qui sont ouvertes, libres, respectant les normes, a appuyé Dennis B. Hankins.   

Jessica Khadidia DEMBÉLÉ

Source: L’Essor