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Le feuilleton judiciaire enclenché après l’élection du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) depuis octobre dernier a connu son épilogue jeudi devant la Cour suprême. Après deux reports successifs, cette juridiction de dernier degré a rendu son arrêt : confirmant le verdict de la Cour d’appel qui avait maintenu les résultats de l’élection du 7 octobre 2006, donnant Jeamille Bittar vainqueur contre Ousmane Guittèye.

Ce verdict que nous nous gardons de commenter a élargi davantage le fossé de la division entre Jeamille Bittar accusé d’être élu sur la base de procurations et le camp adverse composé de vieux routiers du monde des affaires du Mali, réunis au sein du Groupement des commerçants du Mali.

Le camp Guittèye a juré de ne plus jamais s’associer à une quelconque activité de la CCIM, présidée par M. Bittar. La preuve est que la dernière édition de la Febak commémorant les 100 ans de la CCIM a été un fiasco.

ATT, accusé à tort ou à raison d’avoir donné un coup de piston à Bittar pour sa réélection, a laissé pourrir la situation. Difficile de croire qu’une médiation même de dernière minute, offerte par l’Amupi à l’instigation du chef de l’Etat se soit soldée par un échec cuisant.

En tout état de cause, le président ATT qui rêve d’un monde des opérateurs économiques dynamique et rayonnant avec la ruée des investisseurs étrangers vers notre pays a du chemin à faire. Ce rêve ne sera jamais réalité dans ces conditions de guerre de tranchée entre les acteurs de l’économie nationale.

Abdrahamane Dicko

09 février 2007.