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“Nous délogerons la délégation spéciale de gré ou de force !”. Ce qui se présente en Commune IV montre à suffisance toute la machination qu’on a voulu orchestrer contre nous !“. Voilà, entre autres, les propos tenus par certains partisans du camp de Moussa Mara pour soutenir la thèse d’une cabale ourdie à l’encontre de leur “idole”.

Ces propos et autres déclarations, ajoutés à d’autres actions qui se préparent, prouvent à suffisance que les partisans de l’ancien édile de la Commune sont réellement mis en difficulté du fait de la décision des autorités de mettre en place une Délégation Spéciale au niveau de la municipalité en vue de gérer les affaires courantes. Ainsi, depuis la prise de cette décision, les marches de protestations se succèdent aux conférences de presse pour dénoncer la situation en cours.

Rappelons pourtant le mercredi 3 Février 2010, le Conseil des Ministres du gouvernement adoptait trois projets de Décret portant nomination des membres des Délégations Spéciales des Communes de Toya (cercle de Yélimané), Bourem (cercle de Bourem) et de la Commune IV du District de Bamako.

Pour ce qui concerne la Commune IV, la décision du gouvernement fait suite à l’Arrêt de rejet en date du 22 Décembre 2009 d’un recours en révision. Alors que les avocats de la cause de Moussa Mara soutiennent que ce sont deux recours en révision qui ont été présentés.

Aussi, au cours d’une rencontre de presse, lesdits avocats se sont étonnés et interrogés : pourquoi le juge s’est-il opposé à leur demande d’établir la jonction entre les deux recours en vue de vider le contentieux?… De nos jours, ce dossier de la gestion de la Mairie de la Commune IV du District est devenu une affaire aussi sérieuse que brûlante, en raison même des enjeux liés à la gestion de ladite Commune.

De l’entendement des partisans de Moussa Mara, c’est une affaire qui cache pas mal de choses, plutôt de non dits, car les hommes politiques veulent tout mettre en œuvre pour briser l’élan de l’ancien Maire de la Commune. Faut-il rappeler par ailleurs, que Moussa Mara est la seule personnalité politique qui, juste après avoir été nommé à tête d’une Mairie, a osé faire une déclaration de ses biens ?

Comme si, par cet acte, somme toute civique et patriotique, il voulait ainsi “défier” les acteurs politiques. En tout cas, c’est ce à quoi bien des Maliens sont tentés de penser. Sinon, renchérissent d’autres, comment comprendre que cette affaire en arrive à une telle extrémité sans qu’on parvienne à en trouver une solution définitive et surtout, acceptable pour tous ?

Tout porte donc à croire, voire à prévoir que cette affaire sous forme de “feuilleton” va se poursuivre, d’autant plus que les partisans du jeune Moussa Mara refusent de baisser les bras. En effet, à leurs côtés travaillent sans relâche les avocats qu’ils ont constitués pour défendre la cause de leur chef.

Cette position prise par Moussa Mara et ses partisans prouve donc (si besoin était de le souligner) que l’épilogue de ce “feuilleton“ n’est pas pour maintenant, ni pour un délai à court terme.

Or, l’on croyait qu’avec la désignation des membres de la Délégation Spéciale par le Conseil des Ministres au 3 Février, c’était “la fin des débats” (comme on dit) sur cette question. Toute chose qui en appelle à certaines questions. Entre autres : quel intérêt la Commune IV peut bien tirer de cette situation? Les politiques qui entretiennent une telle situation au sein de la Commune sont-ils réellement conscients de la portée des actes qu’ils sont entrain de poser?…

En effet, le pire des actes qu’on puisse poser en politique; c’est de maintenir et d’entretenir une pareille situation, rien que pour conserver le pouvoir, tout simplement. Or de tels actes sont si graves et extrêmes qu’ils ne méritent pas d’être racontés pour l’histoire.

Malgré tout, c’est le pouvoir qui préoccupe ces hommes politiques. Comme si, pour eux, le pouvoir est une fin en soi. Par ailleurs, dans cette situation, Moussa Mara lui-même donne à tout le monde l’impression qu’elle est aujourd’hui devenue, pour lui et avant tout, une question d’orgueil, pour ne pas dire de fierté, et (pourquoi pas?) d’honneur…

Mais en attendant la fin de ces hostilités politiques, ce sont les populations des différents quartiers de ladite Commune qui en souffriront le martyre et en subiront les amères conséquences. Et dire que ce sont les politiques. Eux-mêmes qui créent cette situation…

Laya DIARRA

17 Février 2010.