Partager


Les journées ophtalmologiques, organisées par le Lions Club International en partenariat avec l’Institut d’ophtalmologie tropicale d’Afrique (IOTA), qui ont été débuté samedi dernier au Centre international des conférences de Bamako, sont un véritable succès.

En effet, équipes de médecins nationaux et américains, conduisent des consultations ophtalmologiques gratuites.

Aux premières lueurs du jour, dès 6h, l’esplanade du Centre est envahie par une véritable marée humaine parmi laquelle, nombreuses sont les personnes âgées.

Malheureusement, l’organisation de ces journées n’est point à la hauteur.

Cinq salles de consultation ont été ouvertes. Cependant, il n’y a ni guide, ni indications pour diriger les patients.

L’organisation est fortement critiquée par les personnes venues pour bénéficier de soins, car l’accès aux salles de consultation constitue un vrai parcours du combattant.

Certains affirment que munis de leur ticket de rendez-vous, arrivés au Centre international des conférences, ils n’ont trouvé personne sur place pour les accueillir ou pour leur donner des informations nécessaires sur les consultations.

Pour d’autres, le désordre est du au fait que beaucoup de personnes ne savent pas lire l’heure indiquée sur le ticket, car des personnes qui ont eu un rendez-vous pour 16h par exemple, viennent se mettre dans les rangs de ceux qui sont convoqués pour 7 ou 8h.

Des personnes venues juste pour s’inscrire côtoient et gênent celles qui avaient déjà un rendez-vous et qui devaient recevoir des soins.

Egalement, vu la chaleur et vu le mois de ramadan, certaines personnes âgées se sont effondrées après de longues heures d’attente avant même d’accéder à la cour du Centre international des conférences.

Les personnes faisant la queue sont non seulement directement exposées au soleil, car il n’y a pas de bâches protectrices, mais elles n’ont également pas d’endroit où s’asseoir, donc elles sont obligées de rester debout pendant des heures.

Agents de la protection civile, malgré leur bonne volonté pour porter secours aux personnes en difficulté, n’arrivent également pas à encadrer, encore moins à contenir les vagues humaines successives qui déferlent sur le centre.

Un cas caricaturant le désordre ambiant, est un jeune homme, qui après une longue queue d’attente, s’est aperçu juste à la fin, que cette dernière n’était autre que celle menant aux toilettes.

Certaines personnes exaspérées par le désordre, ont préféré renoncer aux consultations et ont repris le chemin de retour de leur maison.

Malgré ce bémol, les personnes qui réussissent à se faire consulter, ressortent avec le sourire, car on leur a offert gratuitement une paire de verres correcteurs ou des lunettes de soleil, donc le mal en valait la peine.

19 octobre 2006.