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La rencontre de Bamako ouvre la voie vers une nouvelle ère de gouvernance 

Portée sur les fonts baptismaux il y a quelques semaines à Bamako, l’Union des jeunes pour la paix et la nation africaine (Ujpna) entend amorcer la réalisation des États unis d’Afrique qui constitue, selon elle, un devoir de génération. Forte de cet élan panafricaniste, l’organisation a tenu du 24 au 26 février derniers, un colloque international et une Assemblée citoyenne des peuples de l’Afrique de l’Ouest (ACP-AO), dans un hôtel de la place pour analyser l’état de la démocratie et la gouvernance en Afrique. 

Placé sous la présidence d’honneur du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, qui avait à ses côtés le président de l’Ujpna, Mahamadou Diouara, et bien d’autres personnalités. L’évènement a aussi enregistré la participation des délégations de la société civile venues de plusieurs pays africains, de la diaspora européenne et la Russie.

Dans son intervention de circonstance, le Premier ministre a indiqué que le gouvernement a accueilli avec enthousiasme l’initiative d’une Assemblée citoyenne des peuples d’Afrique de l’Ouest portée par l’Ujpna. Estimant que la rencontre est pertinente et d’actualité, le gouvernement n’a pas hésité à lui apporter tout le soutien nécessaire. Pour le chef du gouvernement, l’ACP-AO doit démontrer l’engagement collectif des peuples d’Afrique et d’ailleurs de leur capacité au sursaut national, africain, afin de poser un diagnostic objectif, sans complaisance et non partisan de la gouvernance de la démocratie dans la région.

L’occasion était opportune pour le locataire de la Primature d’expliquer les priorités des autorités de la Transition fondées sur les aspirations profondes du peuple et portées par le Mouvement du 5 juin, Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), fer de lance du changement intervenu le 18 août 2020 et dont la trajectoire a été rectifiée neuf mois plus tard.

Dr Choguel Kokalla Maïga a exprimé la fierté du gouvernement qui espère que cette rencontre de Bamako sera le premier pas d’une longue marche vers une nouvelle ère de gouvernance pour le salut des peuples. Cela, «comme les peuples africains se sont réunis ici à Bamako en octobre 1946 au congrès fondateur du Rassemblement démocratique africain (RDA), qui avait lancé la lutte pour l’indépendance et l’émancipation des peuples africains», a-t-il déclaré. Pour le Premier ministre, quand la jeunesse se saisit du destin de la nation et de la sous-région, en prenant de telles initiatives, les autorités ne peuvent qu’avoir le cœur rempli, affermi d’espoir, que le flambeau ne manquera point d’une main ferme pour le porter.  

Pour sa part, le président de l’Ujpna a rendu un vibrant hommage au Premier ministre pour les sacrifices énormes qu’il a consentis afin d’être présent à cet évènement pour souhaiter la cordiale bienvenue aux hôtes de notre pays. Mahamadou Diouara a saisi l’occasion pour saluer l’action historique du gouvernement que le Premier ministre a l’honneur et la responsabilité de diriger. Celui qui a réussi à semer dans le cœur des Maliens et au-delà des Africains, un espoir qui avait disparu et dont on avait perdu toute espérance de retrouver un jour. 

«Aujourd’hui, en lieu et place de l’amertume, se trouvent la fierté, la détermination et l’optimisme», s’est réjoui le président de l’Ujpna. Pour lui, malgré les difficultés multiformes auxquelles le peuple malien est confronté, il reste résolument mobilisé derrière ses autorités pour que le Mali retrouve son honneur, sa dignité dans le concert des nations. Et, surtout qu’il reprenne en main son destin. L’intonation du couplet consacré à l’unité africaine de l’hymne national par l’assistance et les prestations de slams ont été des moments importants de la cérémonie.

Source: L’Essor