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Du 14 au 16 avril 2009 à l’Institut national de formation en équipement de transport (INFET) s’est déroulé l’atelier sur les matériaux hydrocarbonés pour chaussées. Les participants, composés des agents des laboratoires, des ingénieurs superviseurs des bureaux d’études et des entreprises des travaux publics ont renforcé leurs capacités. La formation était assurée par Paul Jean Toulet, consultant, formateur, expert en matériaux hydrocarbonés du Cabinet d’étude français Louis Berger SAS.

La Mission d’appui institutionnel au secteur des transports est ambitieuse. Elle a inscrit les volets assistance technique et un programme de formation au cœur de ses préoccupations. L’exécution du projet assistance technique a été confiée au BCEOM. Le programme de formation, confié au Cabinet d’Etude français, Louis Berger SAS, a été déjà exécuté, du 14 au 16 avril 2009. En effet, c’était un atelier sur les matériaux hydrocarbonés pour chaussées.

La formation était destinée aux agents des laboratoires, aux ingénieurs superviseurs des bureaux d’études et des entreprises des travaux publics. Le contenu du programme était axé sur les liants bitumineux : description des propriétés, essais de caractérisation; formation des mélanges graves bitumes (GB) et bétons bitumineux (BB) : principes, essais de caractérisation des performances des normes produits ; la fabrication et la mise en œuvre des matériaux : les matériels, les points à contrôler, les outils du contrôle (CCTP, PAQ, méthodes de contrôle et d’essais) et la visite d’un chantier et commentaires in situ des éléments acquis précédemment.

Durant les trois jours de formation, les participants ont appris à distinguer les liants bitumineux et leur usage, à procéder à la formulation des mélanges graves bitumes et bétons bitumineux, à conduire les essais de caractérisation et au contrôle de fabrication et de mise en œuvre.

Le formateur, Paul Jean Toulet du Cabinet français de consultation, Louis Berger SAS, a estimé que la formation aura un avantage très incommensurable pour la promotion des travaux de construction des routes bitumées de qualité au Mali.

« Au cours de la formation, nous avons, sans cesse, appelé les participants à appliquer et à respecter à la lettre, les normes de mélanges graves bitumes et bétons bitumineux. C’est à ce prix qu’ils peuvent construire des routes bitumées qui durent dans le temps » a-t-il laissé entendre.

Un des participants, Abdoulaye Coulibaly, Ingénieur Génie de Civil, de déclarer : « Cette formation a été très bénéfique pour nous. Elle nous a permis de renforcer notre connaissance au Mali sans faire le déplacement de l’Europe. Imaginez-vous, si on devait aller en France pour de telles formations, le coût serait très élevé. Le prix du billet d’avion, l’hébergement, la restauration, à tout casser, il faut débourser plus de 3 millions de F CFA. Je pense que ces types de formation doivent être organisés fréquemment chez nous ici. Elles nous permettront de nous familiariser avec les nouvelles techniques de bitumage certifiées dans le monde ».

Par ailleurs, M. Coulibaly de témoigner qu’à travers la formation, il a compris pourquoi il est fréquent de voir de gros trous autrement dit des nids de poule au milieu de nos chaussées. L’orateur estime que cela s’explique par le manque de vigilance des ingénieurs. Lesquels, en majorité, ne suivent pas l’évolution des techniques de bitumage.

En tout état de cause, on est en droit de s’interroger sur la qualité de nos routes bitumées. Celles-ci ont une durée de vie de deux ans maximum. Les chaussées se dégradent considérablement provoquant couramment des accidents de la circulation.

Espérons que de telles formations se multiplient dans l’avenir pour nos ingénieurs en génie civil qu’ils apprennent les connaissances nécessaires afin à la construction des routes de qualité au Mali. Il faut rappeler que la construction des routes coûte très cher au budget de l’Etat.


Abdoul Karim KONE

20 Avril 2009