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Depuis près de deux ans, les partenaires au développement du Mali, dans le cadre de la promotion de l’assainissement, ont logé un important fonds à la mairie du district de Bamako pour subventionner les efforts des familles désireuses de se doter de latrines améliorées.

A cause du manque d’informations, nombreux sont les Bamakois qui n’ont pas encore profité de cette opportunité. A la faveur d’une conférence de presse tenue, le vendredi 6 décembre, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), dans la mouvance du Forum national de l’assainissement, Ben Chérif Diabaté, représentant des communicateurs traditionnels, a saisi l’occasion pour informer les populations de l’existence de ce fonds qui dort tranquillement.

Nous, les communicateurs traditionnels, avons un rôle important à jouer dans le cadre de l’assainissement de nos régions, de nos communes et de nos quartiers. Nous sommes les maîtres de la parole. Comme atout, nous avons les mots justes pour sensibiliser les populations à adopter des comportements adéquats vis-à-vis de l’environnement. Le message peut être véhiculé lors des cérémonies de mariage, de baptême et de funérailles» a laissé entendre Ben Chérif Diabaté, représentant des communicateurs traditionnels au forum national de l’assainissement.

Par rapport à la problématique de la gestion des déchets liquides et solides à Bamako, l’orateur à souligner : «en réalité, le problème majeur des populations maliennes, dans le cadre de l’assainissement, est le manque d’informations ». Celui-ci se situe à deux niveaux.

Primo, sur la promotion de la bonne conduite vis-à-vis de la gestion de l’environnement.

Secundo, sur les opportunités offertes et par le gouvernement et par les partenaires au développement. Pour preuve, depuis près de deux ans, les partenaires au développement du Mali, dans le cadre de la promotion de l’assainissement, ont logé un important fonds à la mairie du district de Bamako pour subventionner les efforts des familles désireuses se doter des latrines améliorées. A cause du manque d’informations, nombreux sont les Bamakois qui n’ont pas profité de cette opportunité. Je crois que le principe est très simple. Pour faire une latrine, il suffit de déposer la somme de 50 000 F CFA et la mairie a le devoir de se charger du reste du financement même si celui-ci va au-delà de 250 000 F CFA. Il faut que les populations se manifestent. L’argent dort à la mairie».

Boubacar Diakité, chef- adjoint de la Direction nationale de la pollution et de contrôle de nuisance et nom moins, principal conférencier, a appuyé les propos soutenus par M. Diabaté.
Par ailleurs, il s’est appesanti sur la problématique de la gestion des ordures ménagères de Bamako. Selon lui, le plan d’urbanisation de Bamako n’a pas prévu les dépôts de transit.

Ainsi regrette-t-il que les populations se débarrassent des ordures dans les endroits vides des quartiers. «C’est malheureux, mais c’est comme çà. L’urbanisation aurait dû être accompagnée par des mesures appropriées».

S’agissant de l’implication des élus locaux, le conférencier de souligner que son service entend donner des orientations aux communes afin qu’elles sachent ce qu’il y a lieu de faire pour l’assainissement de leur cadre de vie.

Au terme des échanges, M. Diakité a réitéré la nécessité de travail de complémentarité entre les services en charge de la question de l’assainissement au Mali, les élus communaux et les populations qui sont les premières victimes de l’absence d’assainissement.

Abdoul Karim DOUMBIA

10 Décembre 2007.