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Le nouveau gouvernement d’Ibrahim Boubacar Keita est composé de 34 ministères dont 4 sont des ministères délégués. Tous ceux-ci ont des rôles et des missions bien spécifiques.

En premier lieu, il y a le ministère de la Justice, Garde des sceaux qui en principe est chargé des questions judiciaires c’est-à-dire tout ce qui concerne la justice, notamment garantir l’indépendance de la justice et gardé les sceaux de la République. Après, le ministère de l’Administration territoriale, d’où on revient à l’ancien système du ministère de l’intérieur qui s’occupe des questions de police, la gendarmerie, de la protection civile et de la garde nationale. C’est ce ministère qui s’occupe de tout cela même s’il est assisté de son délégué chargé des Affaires religieuses et du Culte et de celui de la Décentralisation.

Il y aussi un ministère de la Défense et des Anciens combattants qui est chargé de défendre le pays. Le ministère de la sécurité qui est chargé de sécuriser le pays ce qui chevauche un peu le ministère de l’Intérieur (actuelle administration territoriale). Le ministère de l’Education tout court qui s’occupe des problèmes d’éducation relatifs à l’école et son organisation. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qui existait déjà dans l’ancien système a pour tâche d’organiser l’enseignement supérieur et la recherche scientifique. Le département de l’agriculture qui s’occupe des problèmes agricoles.

Le ministère de la Jeunesse et des Sports s’occupe des problèmes de la jeunesse et ceux relatifs aux sportifs. Le ministère de la santé qui s’occupe des problèmes de la santé des populations et de la formation des médecins. Le ministère des Finances et de l’Economie gère les finances publiques tout court, les problèmes monétaires, l’organisation des entreprises, les plans agricoles et autres. Le ministère de la Promotion de la Famille, des Femmes et de l’Enfant a toujours dans les gouvernements successifs depuis la première République à nos jours. Il s’occupe des problèmes de famille, de l’enfant et du code de la famille.

Le nouveau ministère qui a vu le jour est celui de la réconciliation nationale et du Développement des régions du Nord. Ce ministère a été mis en place eu égard au contexte politique de notre pays. Ce ministère qui n’existait pas au paravent, il fallait le créer pour qu’il s’occupe de la réconciliation tant recommandé par les partenaires techniques et financiers de noter pays. D’aucuns le qualifient de ministère conjoncturel qui va disparaître avec le retour définitif de la paix dans notre pays.

Les ministères de l’Environnement et de l’Assainissement, de l’Equipement et des Transports, du Commerce, de la Fonction publique, de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, de l’Industrie et des Mines, des Maliens de l’extérieur, de la Communication et des Nouvelles technologies de l’Information, de l’Energie et de l’Hydraulique et du Travail et des Affaires sociales et humanitaires, sont tous des ministères qui existaient également dans l’ancien système.

Mais les ministères de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville, du Logement et celui des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières ont en général le même rôle et la même prérogative. On peut comprendre la création du ministère de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville qui est lié au contexte des inondations qui demandent à revoir la politique de la ville car les constructions se font aujourd’hui de façon anarchique ce qui crée des problèmes en période de crise.

Les ministères délégués auprès du ministère du Développement rural, chargé de l’Elevage, de la Pêche et de la Sécurité alimentaire, du Plan et de la Prospective, du développement rural, qui sont jusque-là méconnus du grand public.

Sory I. Konaté

(stagiaire)

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Un gouvernement trop critiqué

Le premier gouvernement IBK, formé par le Premier ministre Oumar Tatam Ly est très critiqué par les Maliens depuis sa mise à place. En effet, certains estiment que 34 ministères sont trop pour un pays comme le Mali, qui vient de sortir à peine de la crise. D’autres pensent que le nouveau Chef de l’Etat à travers son Premier ministre a voulu faire « du neuf avec du vieux ». Certains ministères ont en effet les mêmes rôles et prérogatives. Le nombre de femme et de nouvelles « tête » présentent dans le nouveau gouvernement est aussi critiqué.

S. I. K

Les Echos du 18 Septembre 2013