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jpg_une-91.jpgEn parlant justement du cheptel, le potentiel était estimé au 31 décembre 2007 à 8 141 000 bovins, 9 761 000 ovins, 13 593 700 caprins, 350 000 équins, plus de 30 millions de volailles. Pour le directeur national des productions et des industries animales, la transformation du bétail/volaille en viande dans notre pays est réalisée dans différents types d’infrastructures couvrant l’étendue du territoire. Le Mali dispose ainsi de 9 abattoirs dont 2 frigorifiques à Bamako et 7 de type régional à l’intérieur du pays. Il existe 334 aires d’abattage pour le bétail et 14 pour la volaille.

Le disponible annuel exploitable du bétail, selon Mamadou D. Coulibaly, correspond à une production de 200 000 tonnes de viande. Pour ce qui est de la production annuelle contrôlée de viande rouge, elle oscille autour de 45 000 tonnes.

Le potentiel annuel de production laitière est, lui, estimé à plus de 1,7 milliard de litres de lait cru local. Quant à la production du lait disponible à la consommation humaine, elle est estimée à près de 500 millions de litres par an. Dans ce domaine, notre pays dispose de 3 unités laitière industrielles à Bamako, 10 unités laitières semi-industrielles dans les régions et 33 unités artisanales dans la capitale et dans les régions.
Les potentialités sont aussi importantes pour la production apicole. Les estimations pour la production du miel et de la cire, a indiqué le conférencier, sont respectivement de 1900 et 150 tonnes pour 500 000 colonies d’abeilles. Le président de la coordination régionale des apiculteurs de Ségou, Bankouma Coulibaly, indiquera à ce propos que sa localité a produit, à elle seule, l’année dernière 3 tonnes de miel et compte en fournir le double cette année. Ségou, selon ses calculs, dispose de plus de 1458 ruches améliorées et compte en installer 1000 autres si les moyens sont mis à sa disposition.

Pour accroitre les performances du sous-secteur élevage et sa contribution à la croissance, le ministère de l’Élevage et de la Pêche a ouvert de grands chantiers pour améliorer la disponibilité des ressources alimentaires animales et moderniser les systèmes de production et de valorisation des produits animaux, a indiqué le Dr. Mamadou D. Coulibaly.

Dans ce cadre, le programme quinquennal d’aménagements pastoraux prévoit d’améliorer la mobilité des animaux par l’ouverture de 10000 km de pistes à bétail et de protéger le disponible fourrager par la réalisation de 5000 km de pare-feux. Pour la valorisation du lait cru local, le gouvernement a adopté en 2008 une stratégie consistant, par exemple, à organiser 41 bassins laitiers et créer 41 centres de collecte.
Pour le développement de l’apiculture, les pouvoirs publics ont adopté un plan d’action mettant l’accent sur la formation des bénéficiaires, la création des ruchers villageois, l’organisation de la commercialisation.
Le développement de ces trois filières est entravé principalement par un problème d’investissements, estime Mamadou D. Coulibaly. D’où un appel lancé aux investisseurs.

Les travaux du Forum sur le développement des industries alimentaires en Afrique prennent fin aujourd’hui. Les débats en plénière de cette journée seront justement axés sur l’accès au financement et les défis à la promotion des exportations agro-alimentaires.

M. KÉITA

Essor du 02 mars 2009