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Le Gouvernement de transition veut en finir avec certaines pratiques qui ne sont pas de nature à encourager les producteurs nationaux. Pour inciter les riziculteurs à produire davantage, le Gouvernement ne donnera pas cette année d’exonération sur le riz. L’information a été donnée le vendredi 7 juin au cours de la traditionnelle réunion du Conseil national des prix tenue dans la salle de conférence du ministère du Commerce et de l’Industrie.

Présidée par le ministre Abdel Karim Konaté, cette rencontre a enregistré la présence du ministre de l’Energie et de l’Eau, des opérateurs économiques et des syndicalistes. Elle portait, entre autres, sur la situation des prix des produits de grande consommation et la situation de l’eau et de l’électricité. Sur la situation des produits à la consommation, le Conseil a noté avec satisfaction le maintien des prix des produits de première nécessité à des niveaux relativement bas par rapport aux prix observés à la même époque l’an dernier.

Il a aussi été informé de la décision du ministère du Commerce de se passer cette année des exonérations sur le riz, principale denrée de consommation dans notre pays. Deux raisons motivent cette décision. D’abord, les stocks de riz, qui sont assez suffisants et la volonté des autorités d’encourager les producteurs nationaux à produire en quantité. Malgré cette décision, le Gouvernement n’entend pas non plus laisser les commerçants faire de la spéculation sur les prix.

Il veillera à ce que les consommateurs aient accès à ces produits à des coûts abordables, a rassuré le ministre Abdel Karim Konaté. A la différence du riz, le Gouvernement va accorder sur le sucre l’exonération de la Taxe Conjoncturelle à l’Importation sur 66 000 tonnes. Sur les délestages intempestifs que connaissent les populations, le ministre Makan Aliou Tounkara s’est rabattu, comme d’habitude, sur la situation financière de la Société EDM-SA et de la Société de Malienne de Gestion de l’Eau Potable qui n’a pas souvent permis aux deux sociétés de réparer certains outils de travail.

Pour surmonter ces difficultés, le ministre mise sur la fin des travaux de la station de pompage de Kabala, s’agissant de la SOMAGEP sa. Cette station, selon lui, va résoudre pour 15 ou 20 ans les problèmes d’eau dans la capitale et ses environs. Pour parer au plus pressé, le ministère est en train de mettre en place des solutions alternatives avec la construction des stations d’épuration à Missabougou et Magnambougou.

Sur la situation de l’électricité, il faut noter que la nette amélioration observée, ces derniers temps, est due à réparation de certains groupes électrogènes de la société EDM-SA. Cette réparation, selon le ministre, a été rendue possible grâce au déblocage par l’Etat de la deuxième tranche de 20 milliards sur les 40 milliards de FCFA qu’il avait prévus. Makan Aliou Tounkara a aussi touché du doigt la situation des impayés de EDM-SA au niveau des industriels et des maires.

Yaya Samaké

13 Juin 2013