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La dissidence du Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ-Mali) conduite par Alioune Gueye, après le troisième congrès du Cnjm de Tombouctou les 27 et 28 novembre 2010, a tenu un meeting d’information hier jeudi 6 janvier 2011 au Boulevard de l’Indépendance (en face de la Bourse du travail).

L’objectif du meeting était de demander la démission pure et simple du ministre de la jeunesse et des sports, Hamane Niang du gouvernement qui a imposé par la force à la tête du Cnj-Mali Abdoulaye Touré, et de dire également non à ceux qui veulent ou pensent prendre la jeunesse en otage. En clair, informer l’opinion nationale et internationale sur la situation que traverse la jeunesse malienne afin que soit trouvée une solution de sortie de crise.

Ce meeting a vu la présence du père fondateur du Cnjm, Bakary Woyo Doumbia, le président sortant, Siriman Traoré, les représentants des fédérations, associations et plusieurs jeunes des six communes du District de Bamako.

En fait, la tendance Gueye reproche au premier responsable de la jeunesse et des sports d’avoir fait de l’ingérence dans les instances du Cnjm.

Alioune Gueye a, dans son adresse à ses camarades jeunes, déclaré : «C’est le président du Conseil national de la Jeunesse du Mali élu au sortir du congrès de Tombouctou les 27 et 28 novembre 2010 qui va s’adresser à vous après l’Hymne national. Je voudrai vous dire que Tombouctou est derrière nous et qu’il faut qu’on s’engage sur la voie du développement. C’est pourquoi mon message fera ressortir ce qu’on fera dans le futur».

D’entrée de jeu, Alioune Gueye a appelé à l’unité, la cohésion, la solidarité entre les jeunes. «La division de la jeunesse risquerait de l’entraîner dans un affrontement et provoquer une déflagration dont personne ne peut, à l’avance, estimer les récupérations et les conséquences sur la stabilité du pays et sur la cohésion sociale. La présidence du Cnj- Mali n’est ni à vendre, ni à politiser, elle est simplement à mériter ! ».

De son point de vue, la jeunesse doit plutôt faire face aux nombreux problèmes auxquels elle est confrontée comme le chômage, le VIH- Sida, la désertification, la pauvreté, que de s’offrir le luxe de s’éterniser dans un conflit stérile et d’en être la seule victime. «C’est pourquoi, je lance un appel pressant à la jeunesse pour plus de rassemblement, de consensus et de cohésion », a martelé Alioune Guèye.

Ce dernier et ses camarades ont sollicité l’implication des plus hautes autorités du pays notamment le chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré, pour s’impliquer dans la crise. A l’occasion, une déclaration de soutien à l’endroit de Alioune Gueye et ses partisans a été adressée par les responsables des fédérations, associations à caractère national et conseils régionaux et communaux de jeunesse du district de Bamako.

Celles-ci contestent avec la plus grande fermeté l’attitude du ministre Hamane Niang qui crée, selon eux, la division entre les jeunes et met en danger la paix et la sécurité nationale. Deux autres meetings d’informations sont prévus la semaine prochaine à l’intérieur du pays. Rappelons que Abdoulaye Touré considéré comme élu président du Cnj- Mali le 28 novembre dernier, a été investi le 28 décembre dernier.

Hadama B. Fofana

07 Janvier 2011.