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L’institution handicapée par la non-application du décret du 13 février 2008

La 13e session ordinaire du Conseil d’administration du Laboratoire National de la Santé s’est tenue hier mardi 26 août dans la salle de conférence dudit établissement. A l’ordre du jour de la session: l’examen de l’état d’exécution des recommandations issues de la dernière session, le rapport d’activités 2008 à mi-parcours et l’état d’exécution du budget à la fin du premier semestre 2008. Les travaux étaient présidés par le représentant du ministre de la Santé, Ousmane Koné, en présence du Directeur du Laboratoire, le Pr. Gaoussou Kanouté.

Avec pour mission de contrôler la qualité des médicaments, des aliments, des boissons ou toutes autres substances importées ou produites en République du Mali, le Laboratoire national de la santé a été créé en 1990.

A ce titre, il est chargé de donner son avis technique pour l’autorisation ou l’interdiction de l’usage de tout produit, médicament, aliment ou boisson à usage thérapeutique, diététique ou alimentaire.
Par ailleurs, il participe à la formation universitaire et post-universitaire, contribue à l’élaboration des normes et veille à leur application.

Il ressort dans le rapport d’activités 2008 que le Laboratoire national de la santé a prélevé et analysé 565 échantillons de médicaments « DCI et spécialistés » avec un taux de 6,02 % de non-conformité, de deux échantillons de produits suspects, de 344 échantillons d’aliments, et de boissons importés ou produits localement avec un taux de non-conformité de 29% et de 319 échantillons d’eau avec 13% de non-conformité.

Parallèlement à ces actions menées, le laboratoire a, en outre, encadré trois thésards de la Faculté de Médecine Pharmacie et d’Odontostomatologie (FMPOS) et 24 stagiaires des Facultés et écoles professionnelles (de la FMPOS, de l’Université de Montpellier en France et de l’université de Rabat au Maroc, de la FAST et de l’ECICA).

A cela s’ajoutent la poursuite de son processus d’accréditation pour la bactériologie alimentaire et celui de la requalification OMS pour le contrôle qualité des médicaments, le contrôle de qualité des ARV, des antipaludiques (CTA) et dispositifs médicaux (préservatifs et gants) sur tout le territoire national.

Selon la note technique, l’évènement majeur de l’année 2008 a été la signature de l’arrêté interministériel du 13 février 2008 instituant systématiquement un contrôle en amont avant consommation des médicaments, aliments, eaux et boissons.

Et ce, qu’ils soient importés ou produits localement, conformément à l’esprit de l’article 2 de l’ordonnance° 040-PRM transformant le Laboratoire national de la Santé en établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST). Selon le Directeur du Laboratoire, le Pr. Gaoussou Kanouté, le budget, à la date du 30 juin 2008, a été exécuté à hauteur de 148 millions F CFA, sur une prévision annuelle de 671 millions de F CFA.

Ce taux, a-t-il estimé, sera sensiblement amélioré grâce à l’exécution de 5 marchés en cours. Il a rappelé que le Laboratoire national de la santé a accusé une réduction de plus 63 millions de F CFA pour le financement de l’Initiative riz. Le représentant du ministre, Ousmane Koné a, quant à lui, rappelé que cette session fait suite au récent renouvellement du Conseil d’administration. C’est pourquoi, il a saisi l’occassion pour féliciter les nouveaux entrants pour la confiance placée en eux.

L’orateur de déclarer que la signature de l’Arrêté interministériel du 13 février 2008, qui fixe les modalités pratiques et la tarification des opérations de contrôle de qualité des médicaments, aliments, eaux et boisons permettra à l’établissement de jouer pleinement son rôle en matière de santé publique. C’est pour cette raison qu’il a exhorté les administrateurs représentant les institutions impliquées dans l’application dudit arrêté à faire œuvre commune avec le LNS dans cette tâche.


Ramata TEMBELY

27 août 2008