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L’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ) a tenu, hier mercredi 6 février, dans la salle de conférence de la Coordination APEJ Bamako-Koulikoro, sise à Hamdallaye ACI, la première session de son Conseil d’administration pour l’année 2008. Celle-ci a permis aux administrateurs d’examiner et d’adopter le plan d’action et le budget de cette année de l’APEJ. Arrêté à 4 milliards de F CFA, il est le plus élevé de l’Agence, de son démarrage en 2007 à nos jours.

L’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ) est sur le point d’atteindre sa vitesse de croisière. En quatre années d’existence, elle a formé des milliers de jeunes diplômés, à travers des nombreuses sessions de stage de qualification, avant de les insérer dans les circuits de l’emploi et de l’économie malienne.

L’APEJ a aussi aménagé et reparti, entre des jeunes plusieurs hectares de terre dans l’Office du Niger. S’y ajoutent la réalisation des pistes et le financement des petites entreprises montées par les jeunes. Entre autres. Ces actions, posées un peu partout à travers le Mali en faveur des jeunes, visent en général à promouvoir le développement socio-économique. De 2004 à nos jours, il convient de souligner que de nombreux efforts ont été consentis par le gouvernement pour promouvoir l’emploi des jeunes.

Cette année, l’APEJ va bénéficier du soutien du gouvernement du Premier ministre, Modibo Sidibé. Celui-ci, dans sa Déclaration de politique générale (DPE) a soutenu que la seule alternative à l’emploi des jeunes au Mali est le Projet pour le Développement Economique et Social (PDES). Lequel, grâce à l’Office du Niger, ambitionne de faire décoller le Mali, à l’orée de 2012, comme une puissance agricole majeure.

Conscient que le PDES est effectivement une opportunité pour l’APEJ, le Président du Conseil d’administration de l’Agence, Pascal Baba Coulibaly, lors de l’ouverture de cette première session du Conseil d’administration de l’Agence pour 2008, qui s’est déroulée hier, dans la salle de conférence de la Coordination APEJ Bamako-Koulikoro, a salué le soutien que le gouvernement apporte à l’APEJ. Cette année, cet intérêt se traduit par l’augmentation du budget de l’Agence qui est passé à près de quatre milliards de F CFA, soit une augmentation de 30 à 40 % du budget précédent.

Selon l’orateur, l’exécution de cette balance va nécessiter une planification rigoureuse pour identifier les sites à aménager, passer les marchés et mobiliser les ressources. Par ailleurs, M. Coulibaly de soutenir qu’aujourd’hui l’APEJ doit faire la part de ses succès et de ses échecs. « Dans un an, c’est à dire le 24 février 2009, l’APEJ devra officiellement livrer aux autorités l’évaluation de ce bilan quinquennal, dont les résultats décideront si oui ou non, la mission doit continuer et en quels termes. Dès à présent, j’exhorte la Direction générale à la préfiguration de ce rapport important, tout en sachant que nous serons évalués par d’autres que nous-mêmes.

Le gouvernement et les nombreux partenaires, qui sont intervenus à nos côtés, voudront savoir de quel poids objectif nous avons pesé sur le chômage au Mali, dans quelles régions, dans quels secteurs, dans quelles tranches d’âge, dans quel genre. Si des tableaux statistiques complets n’illustrent pas les réponses à ces questions, mieux vaudra admettre que nous avons, cinq années durant, tâtonné aux mépris des instruments d’évaluation officiellement admis » a-t-il déclaré.

Enfin, il convient de souligner que pour l’exécution de ses projets, l’APEJ utilise la technique HIMO. Celle-ci consiste en une combinaison optimale de main d’œuvre, de petits outillages et d’équipements afin de produire à un coût minimum des infrastructures de bonne qualité.

La technique HIMO crée des emplois, principalement pour la main d’œuvre peu qualifiée. Elle permet de réaliser une économie de devises en remplaçant des équipements, des pièces de rechange et des carburants importés par de la main d’œuvre locale.

Abdoul Karim KONE

07 Février 2008.