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La toute nouvelle instance dirigeante de l’organisation, dont les représentants des démembrements ont renouvelé leur confiance au président sortant, s’est dores et déjà fixé comme objectif prioritaire de consolider les acquis et de faire face aux nouveaux défis qui se posent.

Les 26 et 27 mars derniers, la salle de conférence du Mémorial Modibo Keïta a abrité les travaux de la deuxième assemblée générale ordinaire du Conseil national de la société civile de notre pays. Pendant deux jours d’intenses travaux, marqués par des échanges fructueux autour des points inscrits à l’ordre du jour, les participants venus des différents démembrements de l’intérieur ont passé en revue le bilan des activités, le rapport financier au titre de l’exercice écoulé, l’élaboration du plan d’activités pour le mandat qui s’annonce, etc. Bref, la présente assise du conseil, placée sous le signe de la maturité, a offert l’occasion d’ébaucher les difficultés et de proposer des solutions en vue de faire face aux nouveaux défis.

De l’avis du président sortant, M. Bouréma Allaye Touré, réélu à la faveur du présent congrès, au cours du mandat qui s’achève, des difficultés et des contraintes majeures ont été notées dans le fonctionnement de l’organisation. Il s’agit notamment du non lancement officiel de la naissance du conseil auprès des autorités comme préconisé, l’insuffisance de la participation aux réunions de bureau, la représentation du conseil dans les instances de prise de décisions et la non tenue des assemblées générales annuelles, la non mise en place du secrétariat permanent de l’organisation bien que le programme de dynamisation ait été permis de pallier à cette insuffisance, la lenteur dans la mise en place des démembrements au niveau régional et à tous les autres niveaux, etc.

« Dès la création du Conseil national de la société civile dans l’enthousiasme, dira-t-il, nous avons vécu le retrait inattendu de certains membres influents qui avaient activement participé aux travaux préparatoires. Ceci a eu pour conséquence la méfiance de certains partenaires potentiels de l’organisation, créant du coup un manque à gagner avant même le démarrage, manque aggravé par la lenteur des rentrées des cotisations. » Autant d’obstacles, qui de l’avis du responsable de l’organisation, ce qui était prévisible, quand on sait que l’initiative était une première dans la sous-région. Fort heureusement, ajoute M. Touré, la cohésion, l’union, l’entente et la solidarité, qui ont toujours été les valeurs fondamentales au sein de l’organisation, ont permis de surmonter lesdits obstacles et de jouer pleinement le rôle qui lui revient dans le développement du pays.

Ce qui fera dire au secrétaire général du ministère de l’administration territoriale et des collectivités locales, M. Mamadou Seydou Traoré, représentant le ministre, que malgré toutes ces difficultés, le Conseil national de la société civile a acquis une visibilité satisfaisante tant au Mali que dans la sous-région et jouit de la confiance des autorités, des partenaires techniques et financiers, des populations et de la majorité des organisations de la société civile. « Ces succès sont dus en particulier à la cohésion qui a prévalu parmi les membres de l’organisation qui ont su taire les dissensions pour agir ensemble dans la réécriture du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP), qui demeure le cadre de référence de toutes les politiques économiques, sociales et culturelles de notre pays » a martelé le secrétaire général du ministère de l’administration territoriale. Qui a souhaité que le mandat du nouveau bureau soit celui de la consolidation des acquis et du renforcement de la dynamique de l’organisation face aux nouveaux défis.

Issa Fakaba SISSOKO

31 mars 2008.