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Le congrès des Arabes organisé dans une localité de la Mauritanie s’est achevé mardi soir dans la désunion. Après trois jours de débats houleux, les opposants et partisans de « l’indépendance » du nord ont échoué à s’accorder sur une stratégie commune.

Deux textes ont été publiés après la fin de la réunion mardi soir, respectivement par les Arabes attachés à l’unité du pays, et par le Front national de libération de l’Azawad (FNLA), mouvement qui s’est subitement déclaré favorable à « l’indépendance ». Le groupe dans lequel se trouve la majorité écrasante des Arabes, a réaffirmé « la nécessité de préserver l’intégrité territoriale du Mali et le droit des Arabes de l’Azawad à disposer de leurs droits entiers en tant que citoyens à part entière de l’entité malienne ».

Ce groupe a élu un comité central qui prêchera partout l’unité du Mali et oeuvrera au « recouvrement par les Arabes de leurs fonctions civiles et militaires ainsi que de tous leurs droits légitimes ». Le comité est présidé par l’ancien ambassadeur Mohamed Mahmoud Ould Eloumrani. Les partisans du FNLA prétendent que « les Arabes du Mali n’ont que deux choix difficiles : ou rester au sein d’un Mali en déconfiture ou appartenir à un Azawad en construction en dépit des difficultés inhérentes à tout début ».

Dans leur folle ambition, ils ont déclaré opter pour le second choix. Dans une tentative désespérée de sauver quelque chose, les deux parties ont toutefois souligné la nécessaire unité des Arabes, le respect réciproque de leurs choix, la non-confrontation entre leurs composantes, le respect des particularités des différentes composantes du « territoire de l’Azawad » et la condamnation du terrorisme. Le congrès avait débuté le 3 juin dans la localité mauritanienne de Nbeikett Lehouache.

Il visait à chercher une stratégie conduisant à une sortie de crise équitable et définitive dans le nord du pays, où dominent aujourd’hui les islamistes d’Ansar Dine qui prônent l’application de la charia (loi islamique) et leurs alliés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

La Rédaction

L’Essor du 8 Juin 2012