Partager

Les pourparlers de paix entre le gouvernement sud-soudanais et la rébellion menée par l’ex-vice président Riek Machar ont débuté lundi en Ethiopie, où la Chine a ajouté sa voix aux efforts de médiation pour tenter de mettre fin aux combats dans ce jeune pays. Attendues depuis plusieurs jours, les négociations doivent porter sur la mise en place d’un cessez-le-feu mais aussi l’éventuelle libération de détenus proches de Riek Machar, a indiqué Seyoum Mesfin, représentant de l’organisation est-africaine (Igad) qui chapeaute les pourparlers. Lundi soir à Addis Abeba, gouvernement et rebelles se sont tous deux dit optimistes quant à l’issue des négociations. « Nous avons commencé le processus (de négociation) et nous sommes optimistes sur le fait que tout ceci se terminera pacifiquement », a déclaré devant la presse le représentant de Juba, Majuei Luoth. « Nous croyons que nous pouvons parvenir à une pleine réconciliation, qui rendra la paix aux deux parties et à notre population du Soudan du Sud », a renchéri le chef de la délégation de la rébellion, Taban Deng. Le Soudan du Sud et le Soudan envisagent d’ailleurs de déployer une « force mixte » pour protéger les champs pétroliers, a annoncé le ministre soudanais des Affaires étrangères, Ali Ahmed Karti, à l’issue d’une visite express du président soudanais Omar el-Béchir lundi à Juba. AFP.