Partager


Le licenciement de dix cheminots maliens et sénégalais par la direction de Transrail-SA est sur le point de mettre le feu aux poudres sur les rails : le syndicat (Sytrail) brandit l’arme de la grève générale illimitée si les agents « remerciés » ne sont pas réintégrés d’autant qu’une commission a jugé d’illégale la mesure les frappant.

Le Syndicat des travailleurs du rail (Sytrail) a organisé mardi à son siège une assemblée générale. A l’ordre du jour : la réintégration des dix cheminots licenciés au Mali et des deux représentants syndicaux sénégalais.

Les motifs du licenciement et de la suspension tiennent à l’observation, par les travailleurs, de deux grèves de 48 h (14-15 juin 2006) et de 72 h (12, 13 et 14 juin 2006). Ces mesures ont eu pour conséquence, une détérioration encore plus grave des relations entre la direction et le syndicat.

L’AG a retenu le déclenchement dans les jours qui suivent en relation avec les cheminots de Dakar d’une grève générale illimitée.

Selon le secrétaire général du Sytrail, Abdoulaye Sago, le DG de Transrail ne veut pas entendre parler de réintégration des dix licenciés après la reprise de huit autres. « Il continue de fouler aux pieds les lois du pays et à narguer les autorités ».

Pourtant indique le syndicat, la commission mise en place pour étudier les 10 cas n’a retenu la responsabilité de personne. La commission conclut dans un rapport mis à la disposition de la presse que les dix travailleurs de Transrail ont été licenciés sans motif légitime.

« La commission constate que dans le cas d’espèce ni la réglementation ferroviaire, ni les dispositions de l’accord d’établissement en matière disciplinaire n’ont été observées par la direction générale de l’entreprise, en dépit de l’extrême gravité des faits évoqués ».

Mohamed Daou

21 décembre 2006.